Après un calvaire qui a duré six journées où le CAB n’a récolté qu’un seul point, le déclic a eu lieu et de quelle manière, une victoire (5 à 1) qui restera dans l’histoire. La bande à Amer Djamil s’est révoltée au bon moment pour prouver à tous les détracteurs que le Doyen des Aurès n’est pas candidat au purgatoire comme le voulaient certains.
La large victoire sur le MCO a confirmé que le coach Amer Djamil n’est pas un impuissant et que ses stratégies ne sont pas aussi défensives qu’on a voulu le faire croire à tout le monde. Il a suffi que Bouchouk, Messaâdia et Amrane retrouvent l’efficacité et que Bitam et Heriat retrouvent l’animation pour que le CAB retrouve sa force et renoue avec la victoire.
Nezzar a vu juste lorsqu’il a résisté à la pression interne et externe en refusant de se séparer de son staff technique, en renouvelant sa confiance à Amer Djamil, le boss a pris une décision très sage car le contraire aurait fait exploser l’équipe, la grande complicité qui existe entre le coach et ses joueurs a été vérifiée à la fin du match, tous les joueurs sont allés entourer leur coach pour le congratuler, lui manifester leur soutien et démentir, ainsi les allégations faisant état d’un grand désaccord entre l’Irakien et ses joueurs.
Le déclic a eu lieu, tant mieux !
Les joueurs protestent
En guise de protestation contre l’ignorance des autorités à l’égard du CAB, les camarades de Saïdi ont protesté à leur manière, à la fin de la rencontre CAB-MCO, ils se sont tous dirigés vers le rond central où ils ont ôté leurs maillots pour les déposer parterre et regagner le vestiaire torse nu, un geste qui a été saisi par les supporters qui aussitôt ont scandé des slogans anti-autorités locales.
W. Y.
Nezzar : «Je confirme la démission du conseil d’administration»
Alors que tous les représentants de la presse attendaient l’entrée des deux entraîneurs dans la salle de conférence pour les déclarations d’après-match, ce fut le boss du CAB qui débarque avec les membres de son conseil pour faire une déclaration qui a surpris tout le monde, notamment après la large victoire Nezzar a déclaré : «On n’est pas là pour parler de la victoire d’aujourd’hui, nous sommes venus confirmer la démission du conseil d’administration, une commission gérera le club le temps où nous procéderons à l’accession des actions de la SSPA à d’éventuels actionnaires. On a décidé de nous retirer définitivement de la gestion du club, on estime que l’unique club qui représente les Aurès en ligue 1 professionnelle est ignoré par tout le monde, on a fait de bons résultats durant les neuf premières journées et personne ne s’est manifesté pour nous aider. Par la suite, le CAB a connu une situation très difficile durant les six dernières journées mais là aussi personne ne s’est soucié à croire qu’on n’est pas un club qui représente Batna, on est livrés à nous-mêmes, même les projets qu’on a mis en place pour s’autofinancer et subvenir aux besoins du club ont été sabordés. A Batna, le CAB dérange, ceux qui peuvent prendre des décisions pour l’aider font tout à fait le contraire pour le casser, je confirme qu’on est démissionnaires, on refuse à ce que le CAB agonise dans nos bras.»
Henkouche refuse la presse
L’entraîneur oranais a refusé de faire de déclarations. Il est vrai que Henkouche n’était plus en état de le faire du fait que tout son entourage était unanime à dire que cette lourde défaite est le résultat de la fatigue du voyage par route. On comprend pourquoi Henkouche s’est abstenu de commenter le 5 à 1, on lui a fourni un alibi sans qu’il ne dise mot, c’est ce qu’on appelle, «le silence est une sagesse».
Amrane, l’attaquant providentiel
On se souvient déjà que contre l’ASK, il a marqué deux buts que l’arbitre Achouri a refusés, contre le MCO il a fait son entrée à la (51’) cinq minutes plus tard, il met le ballon au fond des filets de Fellah, pour le 2 à 1 et amorce ainsi le réveil de ses camarades qui en rajoutant deux autres buts par Messaâdia (4-2). Mais non rassasié, Amrane au terme d’un exploit individuel provoque un penalty, Benamara insiste pour le tirer, Fellah repousse le ballon mais ce diable de Amrane marque d’une tête plongeante et se fait justice. En l’espace de 40’ de jeu, il a transformé la physionomie du match et gagner le cœur de tous les Cabistes. Sacré Amrane!




































