Au coup de sifflet final de M. Bouhenni, Biskri fausse compagnie à ses adjoints et pique un sprint vers le terrain, il voulait être le premier à féliciter ses joueurs et à partager la joie de la qualification.
Biskri venait non seulement de réaliser l’exploit de mener son équipe en demi-finale, il venait aussi de mettre un terme à plus de quatre mois d’invincibilité du MCA, ce qui n’est pas une mince affaire, car le leader, il faut le reconnaître, est une solide équipe. Ce qui nous a attiré chez Biskri, c’est cette confiance affichée avant la rencontre, il était presque sûr de battre le MCA. «C’est une équipe que je connais très bien, je sais comment elle évolue et j’ai mon idée pour la battre», avait-il confié la veille du match. Vendredi sur le terrain, Biskri semblait avoir bien mijoté sa stratégie en optant pour un 5-3-2 en situation défensive qui se transforme en 3-5-2 en position offensive, un dispositif qui a énormément gêné les Mouloudéens car jamais Bracci n’a pu trouver de solutions à son équipe. Du début jusqu’à la fin le leader a évolué dans son registre classique du 4-4-2 basé sur les contres et comme Biskri avait tout cadenassé, Bracci semblait à court d’idées, c’était là une autre victoire tactique de Biskri, une victoire du technicien made in Algéria sur le technicien made in France, une revanche sur le sort que le petit grand Biskri venait de remporter, comme quoi notre ISTS national est aussi une grande école pour entraîneurs, pour peu qu’on leur fasse confiance.
Wahab Y.



































