Sarl ou Spa, le Chabab ne sera pas prêt pour la grande conquête du professionnalisme quoiqu’en dise son président, Mahfoud Kerbadj. Dans ces dernières interventions médiatiques, le boss du CRB avance que les «choses évoluent favorablement concernant la professionnalisation de notre club. Je peux dire que nous sommes en avance par rapport à de nombreux clubs de l’élite». La déclaration faite par le président du CRB sur les ondes de la radio nationale étonne plus d’un. Elle intervient, il est vrai quelques heures après la qualification du CRB en coupe de la CAF et quarante-huit heures après la réunion FAF-Clubs de divisions une et deux. Un rendez-vous auquel le patron du Chabab n’a pas pris part pour «des considérations professionnelles».
Ceux qui suivent l’actualité du club de Laâqiba sont bien sûr étonnés par de tels propos qui engagent une association dont le premier responsable actuel, et ceux qui avaient à présider au club avant lui, n’a pas d’agrément. Une situation devant laquelle Kerbadj a longuement tartiné à travers les colonnes de journaux et les ondes des radios pour expliquer la crise financière qui secoue le club bélouizdadi.
Un président qui annonce qu’il était partant et que ses bilans sont prêts et qu’il n’attend que la fin de cet exercice pour léguer le pouvoir à quelqu’un d’autre, a-t-il le droit de prétendre mettre l’association sur les rails du professionnalisme sur ordonnance ?
Les observateurs, les fans du Chabab en particulier, sont en tout cas très curieux de savoir par quel artifice le président Kerbadj compte préparer la transition en si peu de temps alors qu’il ne peut assurer les salaires de ses joueurs, et pis, n’était pas en mesure de payer les primes promises à ces U20 en cas de consécration en coupe d’Algérie. Si bien que l’idée de créer une SARL (société à responsabilité limitée) ne paraisse pas faire l’unanimité au sein des fans du club qui pencheraient pour une forme juridique plus soutenue. A savoir la création d’une SPA (société par actions) dont le poids sur le marché ne sera pas de trop pour faire revenir le club de Laâqiba dans le giron des grands de l’élite nationale de football. Une Sarl, estiment-ils, ne pourrait pas offrir du point de vue juridique du moins, les garanties à une considération et une reconnaissance de la part des acteurs économique qui pencheraient mieux, de leur avis, vers une SPA dont le statut juridique leur assurerait une meilleure rentabilité en cas de partenariat avec les responsables du CRB. L’autre énigme qui alimente la chronique des Bélouizdadis est la composante du conseil d’administration à venir. Les membres actuels de l’AG ont-ils le droit de postuler ? Quel serait leur apport ? Et d’autres interrogations qui ne manqueront pas d’alimenter le quotidien des Belouizdadis dont les promesses d’un avenir meilleur promis par Kerbadj et ses prédécesseurs ne semblent pas émouvoir grand-monde.
Hichem Bel.
Bendahmane viré ?
Le milieu de terrain du CRB, Lounès Bendahmane est passé, hier matin devant le conseil de discipline du CRB. Le joueur a présenté sa version et les membres du comité directeur qui constituent la commission de discipline ont communiqué au joueur les détails du rapport dressé par l’entraîneur Henkouche et de son adjoint, Djamel Boudjelti. Aucune décision n’a été prise hier. Mais il semble que le joueur risque une mise à l’écart définitive de l’effectif. La semaine dernière, la même commission avait décidé de sanctionner financièrement Aksas et Bendahmane. Ce dernier a récidivé lors du match contre le CABBA où il n’a pas apprécié son rang de remplaçant.
Pour la seconde saison de suite, le CRB perd le trophée aux Tab
Les U20 jouent de malchance
Dame coupe tourne le dos pour la seconde fois consécutive aux juniors du Chabab. La saison dernière, c’était les Tlémcéniens qui avaient la droiture d’exécuter Dahmane et les jeunes de Youssef Maroc. Cette saison, au bout d’une finale haletante, à Zéralda face à l’ES Sétif, Lahouamed et consorts se sont inclinés durant la fatidique série des tirs au but (12-11). Une défaite qui a donné beaucoup de chagrin aux jeunes Bélouizdadis qui croyaient avoir fait l’essentiel durant le temps réglementaire où ils avaient dominé sans parvenir à tromper la vigilance de la défense sétifienne et de son gardien Benmalek. Finalement, un essai manqué et c’est la désillusion pour les jeunes Bélouizdadis.




































