Le Chabab a perdu deux nouveaux points chez lui, vendredi contre l’USM Annaba, équipe qui a toujours laissé des plumes au stade du 20-Août, la bande de Henkouche a été accrochée par des Tuniques rouges diminuées par l’absence de plusieurs de ses cadres. Deux unités de perdues qui s’ajoutent à celles déjà vendangées lorsque le CAB est venu gagner à Alger ou bien à l’occasion des derbies contre l’USMA (au stade du 5-Juillet) et l’USMH (au 20-Août), ce qui fait un total de neuf (09) points perdus à domicile.
Un nul qui n’a pas manqué de soulever la colère des quelques centaines de fans du club belouizdadi qui continuent d’affluer au Stade Municipal des Annasser. Le CRB, ses joueurs, son staff et ses dirigeants ont quitté le terrain sous des tonnes de quolibets déversées par une galerie très remontée contre les résultats de l’équipe, mais bien plus par sa manière d’évoluer. Vendredi, deux jours après le nul heureux ramené de Blida, les Bélouizdadis, il est vrai handicapés par les absences de Ousserir, Younes, Alex et Boukria, qui ne sont pas tous des titulaires à part entière, faut-il le souligner, ont été tout simplement médiocres en tout point de vue. Un physique poussif, une tactique approximative voire inexistante et une technique à la limite des équipes de quartier. Pas besoin de s’attirer les clameurs d’un temple où le Chabab ne fait plus recette. Les protégés de Henkouche ont même failli connaître leur seconde défaite de la saison at home si les Annabis avaient osé conclure leurs nombreuses occasions devant une arrière-garde quasi absente où les jeunes Herida et Maâziz ont passé une sale après-midi. Les troupes de Abdelkader Amrani, notamment par l’entremise du remuant Gamari, ont failli réussir le hold-up parfait devant un ensemble de Henkouche sans conviction et désarmé sur le double plan technique et tactique. Des tares qui ne font que confirmer les insuffisances souvent démontrées depuis le début de cette saison pour laquelle toutes les bonnes intentions étaient nouées. En fin de compte, l’intention a dépassé la raison. Malgré la présence de vedettes payées rubis sur l’ongle, le CRB n’arrive pas à enchaîner deux-trois victoires de suite. Le réveil annoncé lors de la reprise du championnat avait laissé apparaître quelques espoirs de remontée vers les cimes. Malheureusement, un petit couac face à l’USM Alger puis une élimination en coupe d’Algérie contre la JS Kabylie, au stade du 20-Août, ont fait revenir les vieux démons dans la maison belouizdadie désormais placée sur une poudrière.
La tribune de la honte
Une situation qui concerne particulièrement cette tribune dite d’honneur où se rangent les pires ennemis de l’actuelle direction. A chaque match, cette dernière est «animée» par des guéguerres dont les auteurs ne sont autres que des relais d’anciens dirigeants à qui on a confié la mission de dénigrer Kerbadj et ses collaborateurs. Ce vendredi, encore, le président du Chabab qui venait juste de rentrer de Ain Defla où il a suivi la qualification des juniors face au MCO, a été la cible des tirs croisés de ce groupuscule avant même qu’il montre son nez pour rejoindre ladite tribune. Kerbadj quittera aussitôt le stade afin de s’éviter d’inutiles insultes qui pourraient influer sur le rendement global de l’équipe qui avait déjà reçu son lot de quolibets dès son entrée sur le terrain. Par contre, les deux dirigeants Boukaâbache et Brahimi ont entendu des insanités mais ont évité de répondre à ces provocations. Une telle tension a engendré une déconcentration tant chez les joueurs que leur coach, lui aussi maltraité par une galerie en furie. L’entraîneur a, en fin de match, également évité d’en parler afin, espère-t-il de préserver la sérénité du groupe qui prépare un choc contre l’ESS et un déplacement au Maroc. Le comportement de ces personnes qui trouvent refuge dans cette tribune n’est pas nouveau. Les anciens présidents du Chabab, Selmi, Lefkir, Farah et autre Kalem ont également reçu leur lot d’insultes et ont quitté le club en grande partie à cause des agissements de ces éléments perturbateurs actionnés par d’éternels opposants et insatisfaits.
Hichem Bel.




































