L’assemblée générale extraordinaire, prévue aujourd’hui au siège du club, au Caroubier, devrait aplanir les divergences entre les différents courants qui gravitent autour du club. L’affaire est tellement sérieuse – passage au professionnalisme oblige – que les membres de la famille belouizdadie se doivent de laisser leurs clivages, passé et présent, devant la porte d’entrée de la salle des réunions.
C’est le message que les fans du club adressent à leurs représentants qui honoreront de leur présence le conclave d’aujourd’hui. «Le club a beaucoup souffert des déchirements. L’opportunité de se réunir autour d’un projet se présente et chacun doit s’assumer», raconte un vieux supporter des Rouge et Blanc.
Ce dernier fait rappeler que depuis la dernière assemblée générale ordinaire qui a suivi la consécration en coupe d’Algérie, «les membres de l’AG ne s’étaient pas donné la peine de se revoir. S’il est vrai que la direction en place était affairée par le quotidien, la communication est une tare au sein de l’association. Le départ des quatre membres du bureau (Chettouf, Djaâdi, Derradji et Boucetta) avant le début de la saison était un signal fort. Le club se devait de se poser des questions. Ce n’est pas rien si la moitié des membres d’un bureau exécutif parte, sans raison apparente. Or, personne n’est intervenu pour remettre de l’ordre. Kerbadj a géré seul et aujourd’hui il doit répondre, seul, de ses bilans mais surtout annoncer les objectifs qu’il envisage d’atteindre durant les deux années qui restent de son son mandat», affirme-t-il.
L’impression de Aâmi Ahmed, ancien compagnon de feu Mohamed Khemissa, décédé en janvier 2009, est partagée par de nombreux Belouizdadis. Même les quelques membres de l’AG, intéressés par l’idée d’intégrer le Conseil d’administration de la future SPA CRB, pensent de même.
SPA ou SARL ?
Ceux-ci plaident pour la réconciliation de toutes les composantes de la famille du Chabab. «Nous ne voulons pas rater le train de l’histoire. D’ailleurs, les générations à venir ne nous pardonneront pas d’avoir laissé le CRB dans un autre monde que celui d’un club professionnel. C’est vrai que nous avons, nous les anciens, nos divergences, mais aujourd’hui, il faut penser à l’avenir de ce club qui a tant donné au football Algérien. La moindre hypocrisie de notre part signifierait la mise à mort du projet de nos regrettés et valeureux anciens dirigeants comme Bouhellal, Boukida et autre Khemissa», clame un membre de l’AG. Pour ce dernier, proche des thèses de Djaâdi Adlane, le club de Laâqiba doit se lancer dans le professionnalisme dans sa forme juridique la plus sécurisée. «Nous avons le choix entre SARL et SPA, je pense que la seconde formule garantit une plus grande sécurité et fiabilité de l’avenir de notre association. Son capital, mais aussi sa structuration ainsi que les moyens qu’elle peut drainer sont des éléments de garantie qui feront la différence. Pour moi, et pour nombre de mes compères au sein de l’AG, la SARL est un coup risqué. Les sponsors notamment, ne verront pas d’un bon œil cette forme juridique. Enfin, je militerai pour que les gens votent pour que le CRB devienne SPA », note-t-il.
Dans ses différents sorties médiatiques, l’actuel président du CRB, Kerbadj, a laissé entendre que la SARL serait la meilleure formule pour se lancer dans le professionnalisme. Kerbadj avouait à ses proches que cette appellation ne pourrait être que transitoire et que la SPA serait une option d’avenir. «On ne peut opter d’emblée pour cette forme juridique (SPA, ndlr). Elle est risquée, car elle peut nous mener vers la faillite au bout de quelques années», avait-il estimé. Mais après les assurances fournies par des initiateurs du projet en question, Kerbadj ne voit pas d’inconvénient à ce que le CRB devienne une SPA dans laquelle il se voit partie prenante «comme dirigeant et non en tant que magnat», a-t-il laissé entendre. Une chose est sûre, l’AG de cet après-midi nous éclairera davantage sur les idées des uns et des autres. H. B.




































