Le processus de passage au statut de clubs professionnels tel que codifié par la fédération Algérienne de football sera lancé ce jeudi par la direction du CR Bélouizdad. Une assemblée générale extraordinaire aura lieu à cet effet au niveau du siège du club de Laâqiba, sis au Caroubier.
L’objet de cette réunion des membres de l’AG du Chabab sera simple de par son énoncé mais ô combien complexe si l’on suit le raisonnement des différents courants qui sifflent autour de l’équipe bélouizdadie. Les premières impressions qui précédent ce conclave ne sont pas rassurantes. Les quelques industriels et naturellement donateurs connus dans le sillage du club se prononcent à demi-mot à propos du passage du CRB vers le mode professionnel. Sur leurs intentions de participer à l’oeuvre, la plupart se montre favorables, voire chauds, à se lancer dans le bain. Sauf qu’ils réclament pour la plupart une meilleure clarification concernant leur «position» au sein de l’organigramme de la société (SARL ou SPA) à créer. Le volet «cahier des charges » semble une préoccupation majeure pour ses membres friqués qui veulent investir dans du solide. A l’exemple de Adlane Djaâdi et de Yahia Hassani, autrefois «hésitants» à s’impliquer dans la gestion des affaires du club. Les médiations entreprises récemment par Kerbadj n’ont pas convaincu grand-monde. Des promesses faites par l’actuel boss du Chabab, aucune ne semble émouvoir les rares investisseurs qui gravitent autour des Rouge et Blanc. Le CRB n’est-il pas assez porteur sur le plan économique pour que les acteurs économiques, privés et publics, lui tournent ainsi le dos ?
La question est délicate mais la réponse l’est tout autant. Sauf revirement de dernière minute, il est quasi certain que le duo Djaâdi-Hassani fasse son entrée dans le giron des associés actifs de la formation bélouizdadie. Leur crainte sans cesse renouvelée est d’offrir le CRB à un personnel non qualifié à gérer le club comme il se doit. Kerbadj ou un autre membre de son bureau actuel ne seraient pas, à leurs yeux (Djaâdi et Hassani, ndlr) capables de se transformer du jour au lendemain de simples “gestionnaires” de subventions publiques à de générateurs de ressources financières.
Cette crainte légitime de leur part est justifiée par la mise en garde de la LNF adressée, hier, aux clubs. Dans sa missive, la Ligue nationale de football a rappelé aux clubs l’impérieuse nécessité des clubs à répondre à leurs devoirs, notamment en matière de liquidations de leurs bilans antérieurs. En ce sens que les clubs qui ont des dettes envers leurs créanciers ou bien leurs personnels (staff technique et joueurs) ne sont pas éligibles au professionnalisme. Or, tout le monde a retenu ces derniers temps les différents SOS et cris de détresse balancés par le patron du Chabab qui a, à maintes fois, mis en avant les difficultés financières de son club. L’équipe première est « indésirable » dans certains établissements hôteliers qui réclament leurs dus comme il existe certains anciens joueurs qui attendent un compte-rendu de la justice pour pouvoir être remboursés par le club. De plus, l’actuel effectif et les membres du staff technique attendent également que Kerbadj leur vire leur seconde tranche de la prime de signature sans oublier quelques primes de victoires (elles ne sont pas nombreuses, il est vrai). Sur un autre registre, le débat qui présidera durant la réunion extraordinaire de ce jeudi achoppera sur la forme juridique que prendra le club (SARL ou SPA) et la répartition des tâches technique et administrative. Des conditions que les membres de l’AG de ce jeudi ne peuvent contourner par de simples certificats ou encore de bonnes intentions. D’ici à jeudi, les médiations, contacts et jeux de coulisses feront bon ménage. Le Chabab n’est pas sorti de l’auberge.
H. B.
Au CRB, les décisions sont prises sans l’accord de Kerbadj
Qui sanctionne au Chabab ?
L’exclusion de Lounés Bendahmane des rangs du CR Belouizdad suscite encore l’indignation des fans du Chabab. Non seulement en raison de la qualité technique et humaine de ce joueur mais surtout à cause de la manière «banale» avec laquelle la décision de sa mise à la porte a été prononcée.
Le conseil de discipline réuni autour de quatre personnes, à savoir le président de la section (Belaid), un membre du bureau(Boulekhal), ) et le capitaine de l’équipe (Mammeri) n’a pas jugé utile d’entendre le joueur incriminé, Bendahmane en l’occurrence. Ce dernier dit avoir appelé le président Kerbadj pour l’informer des motifs de son absence à ladite réunion. Le boss bélouizdadi serait, toujours selon Bendahmane, compréhensif et aurait fait savoir au joueur qu’il ne risquait rien.
Ce qui n’est pas la vérité de l’avis du président Kerbadj qui dit se soumettre en tant que premier responsable du club, à l’avis de la majorité, celle des membres qui avaient à diriger cette commission de discipline. Qui croire ?
Le plus intriguant dans cette histoire a trait aux motifs ayant conduit la commission de discipline du club à rayer Bendahmane des listes du club. A-t-il fauté vis-à-vis de son coach, de l’adjoint de Henkouche (Boudjelti) ou bien envers un membre du bureau ?
Plusieurs versions sont véhiculées par les différents interlocuteurs ainsi que la rumeur publique. La dernière fait état de palabres entre Bendahmane et le président de section lors de la première séance du conseil de discipline qui avait prononcé une sanction financière envers Aksas et Bendahmane. Depuis ce jour, le président de section tenait à faire payer au joueur son écart. L’occasion se présentera aussitôt puisque le joueur mis à l’amende remettra ça quelques minutes avant le début du match CRB-CABBA où il quittera ses coéquipiers en apprenant qu’il n’était titularisé.
S’agit-il forcément d’une revanche du président de section à l’encontre du joueur ? Une chose est sure : Kerbadj n’est à aucun moment intervenu pour mettre fin à la polémique, encore moins pour remettre de l’ordre à la maison.
La sortie médiatique de Henkouche au lendemain du conseil de discipline qui ne l’a pas associé dans les décisions de sanctionner financièrement Aksas et Bendahmane n’a soulevé aucun commentaire de la part de Kerbadj, resté en marge de cette affaire, lui, qui a tout entrepris pour que le duo Fnier-Mekhout, coupable de griefs similaires, soit réintégré immédiatement. «Le deux poids, deux mesures» est monnaie courante au CRB…
H. B.




































