La saison 2010-2011 a commencé hier pour le CRB. Les Belouizdadis ont rendez-vous avec la coupe de la Confédération, avec le dernier tour éliminatoire avant les poules.
Sans cette échéance, les Rouge et Blanc de Laâqiba seraient encore en congé. Ou presque. Que dire de cette rentrée des classes anticipée sinon qu’elle était une réédition des scénarii des saisons précédentes, où le club belouizdadi se lançait dans une course contre la montre pour recruter, reconduire les joueurs en fin de contrat, chercher un nouvel entraîneur et bien entendu un endroit où se préparer. La saison dernière, l’équipe qui venait juste de remporter la coupe d’Algérie, ne savait pas quelle pourrait être sa destinée. Henkouche et la direction conduite par Mahfoud Kerbadj n’avaient réuni le groupe qui devait se préparer en France (Aix-en-Provence) qu’aux ultimes moments. Pour faire dudit regroupement dans le sud de la France l’un des bides en termes de préparation d’intersaison. Le choix du centre, des sparring-
partners et des nouvelles recrues (Slimani, Saïbi, Younes, ainsi que les revenants Aoued et Mekhout) étaient remis en cause. La suite, tout le monde la connaît. Le Chabab a réalisé l’un des pires débuts de saison de son histoire, entraînant le départ précipité de Henkouche, remplacé par Iaiche, lequel cédera sous le poids de la pression populaire au bout de quelques journées ponctuées par l’accumulation des résultats négatifs. Le retour de Henkouche durant la saison hivernale au cours de laquelle le Chabab est allé se ressourcer en Tunisie a coïncidé avec une certaine embellie
matérialisée par neuf matches sans la moindre défaite. L’équipe reprenait goût aux succès et son public commençait à rêver. Mais, au bout d’une nouvelle série de mauvais résultats enclenchée face à l’USM Alger, la sérénité du groupe est de nouveau ébranlée. La coupe de la CAF semblait être la seule consolation d’une équipe qui échappera à la relégation suite à la défaite du CAB devant son voisin du MSPB. Cette (nouvelle) leçon ne semble pas avoir servi à grand-chose. Kerbadj, acculé par les fans qui réclamaient des têtes parmi le staff et l’effectif, et préoccupé par le projet du professionnalisme, lâche les rênes du club au lendemain d’une assemblée générale extraordinaire qui proposera le changement profond.
Le changement dans la… médiocrité
Kerbadj annonce son départ, Henkouche le relaie, ainsi qu’un certain nombre de joueurs qui ont décidé de suivre leur coach. Le groupe de l’ouest est suspecté de vouloir déstabiliser le Chabab. Kerbadj, qui avait anticipé le manège, reprend du service et
rappelle Henkouche. Le technicien mascaréen se déplace à Alger, discute avec son boss, puis repart dans sa ville natale. Attendu à la reprise des entraînements, Henkouche et le clan de l’ouest (Berradja, Aoued, Boussehaba, Mebarki, Lahmer et Fellah) boudent. Les autres, en fin de contrat ou toujours liés au club, arrivent par petits groupes aux entraînements confiés à Djamel Boudjelti, l’entraîneur des
gardiens. Kerbadj, qui n’avait plus d’emprise sur le groupe, butait aussi sur le manque de liquidités. Le nerf de la guerre menace la stabilité du club. Les joueurs ne
voyaient rien venir. Sauf des promesses, des recrues et un entraîneur étranger, l’Argentin Gamondi Miguel Angel. La
confiance est rompue, mais les joueurs qui étaient libres, à l’instar de Younes et Saïbi, décident de faire le bon geste en se déplaçant à Bamako. Contrairement à des éléments qui sont encore sous contrat et qui ont de surcroît des licences africaines, seul moyen de prendre part aux deux confrontations contre le Djoliba en attendant l’ouverture des listes additives par la CAF dans l’optique du tour des poules. Rebih, Benaldjia et Harrouche seront-elles les premières
recrues ? Peut-être les dernières du club pendant cette intersaison. Les CV et les tests subis par de nombreux joueurs inconnus ne manquent cependant pas. Au contraire de l’argent qui fait défaut. A telle enseigne que même les recrues n’ont pas encore signé de contrats.
Les «fins de contrat» sont annoncés ailleurs. Younes est quasi partant pour la JSK, et Saïbi le suivra à coup sûr. Restent les jeunes, ces éternels oubliés, les laissés-pour- compte qui attendent leur heure. Difficile de les mettre dans le bain en coupe de la CAF, sachant qu’ils n’ont pas de licence africaine. Pourtant, ceux qui ont intégré les A, comme Maâziz et Herida, ont réussi de grandes prestations durant les premiers tours, contrairement à des vedettes payées à coups de milliards et qui n’ont ramené que désolation et instabilité. A méditer. H. B.
Ils étaient venus au chevet de leur ami Lalmas
Les anciens évoquent le Chabab d’aujourd’hui
Malgré l’intimité recommandée par la famille de l’ex-Maestro du CRB des années 1960/70 la discussion propos de la situation actuelle du CR Bélouizdad a pris une bonne place durant les retrouvailles des anciennes gloires Bélouizdadies. Tous se désolent de ce qui arrive à leur club à l’exemple de Mokhtar Kalem qui a souligné que le Chabab est victime du règne de la rue. «Quand j’étais président des gens m‘étaient envoyés jusqu’à chez moi pour tenter de m’intimider. Ceux qui les envoyaient n’avaient pas le courage de me défier dans un cadre organisé, au sein du bureau ou durant l’assemblée générale.
Ce sont ses pratiques qui ont détruit le club. Aujourd’hui, on assiste au règne de la médiocrité. C’est facile d’aller recruter des joueurs à coups de millions de dinars. Moi, j’avais envisagé de rajeunir l’équipe en injectant des juniors qui ont donné l’exemple dans leur catégorie. Malheureusement, je n’ai pas été suivi et certains son t venus m’insulter moi et ma famille.
Là j’ai compris que ma place n’était pas dans ce milieu et j’ai juré de ne plus remettre les pied dans le stade du 20-Août», a-t-il indiqué. Un sentiment partagé par ses compagnons des heures de gloire du CRB qui ont conclu à un changement radical qui doit, selon Selmi Djilali commencer par une moralisation des rouages du club




































