Amine Aksas n’a pas effectué le voyage à Khartoum en compagnie du CRB qui doit rencontrer ce vendredi le club soudanais d’Amal Atbara. Une absence qui a soulevé de nombreuses interrogations parmi les fans du club qui estiment que «le joueur de l’équipe le plus valable ces derniers mois est sacrifié pour avoir dénoncé le parti pris de son entraîneur, Mohamed Henkouche», notent nombre de «socios» des Rouge et Blanc.
Pour eux, la mise à l’écart de Aksas de l’expédition du Soudan est une autre énigme dans la gestion de l’équipe et du club en entier.
Rares étaient ceux qui ont convenu que la sanction infligée au joueur au retour de l’équipe de Rabat, où tout a commencé, servira d’exemple à tous les joueurs qui ne se plient pas à la discipline du groupe. «Nous étions rassurés par les quelques dirigeants qui s’affairent à gérer le club. Ces derniers ont certifié que tout était rentré dans l’ordre dans cette histoire. Kerbadj dit que le différend est aplani et que tout sera mis au point dès le retour de l’équipe du Soudan. Aujourd’hui on constate que Henkouche a eu gain de cause, lui qui menaçait de partir si on lui impose d’emmener Bendahmane et Aksas au Soudan», signale Mahmoud, fan Bélouizdadi rencontré hier à l’aéroport où il est passé confirmer l’absence de Aksas de la virée en terre soudanaise.
Pour lui, et nombre d’autres supporters du club de Laâqiba venus à l’aéroport pour encourager l’équipe avant son départ, l’affaire «Aksas» n’a rien de si ordinaire. «On a connu d’autres cas d’indiscipline et manquement à la discipline du groupe mais la plupart du temps, l’affaire se résume à des sanctions financières», précise Dahmane. Celui-ci fait noter que la dernière fois que le club a décidé de sanctionner des joueurs en les empêchant de voyager, c’était lors du déplacement à Sfax, contre le CSS en coupe de l’UNAF. «Tout le monde se souvient de ce s’est passé lors de cette rencontre. L’équipe a ramassé un cinglant échec là-bas et Henkouche a du plier bagages quelque temps après», rappelle-t-il.
La décision prise à l’époque par Henkouche de priver Berradja, Aoued, Fellah, Lahmer, Bey et Boushaba du voyage tunisien a eu des répercussions sur le rendement de l’équipe qui a lourdement chuté au stade «Tayeb M’Hiri» (4-1).
Pour les fans du Chabab, de telles sanctions nuisent à la réputation du club qui a besoin de tous ses atouts pour assurer sa qualification à la prochaine étape de cette compétition continentale. «Henkouche sait mieux que quiconque que de telles décisions sont nuisibles. C’est bien de faire régner l’ordre, mais là c’est un cas exceptionnel et il aurait dû passer l’éponge comme il l’a promis. S’il avait été aussi intransigeant contre Fnier et Mekhout, ainsi que les joueurs issus de sa région, le club n’aurait pas connu tant de mésaventures en championnat. Aksas et Bendahmane sont des victimes de la Hogra devant laquelle les dirigeants observent une complicité coupable», confie-t-il, par ailleurs.
Pour ceux qui sont imprégnés de la manière de gérer de Kerbadj et des membres de son bureau, l’affaire Aksas n’a rien à voir avec sa conduite durant le séjour à Rabat. « Il s’agit bel et bien d’une affaire de sous. Le joueur a reçu des promesses qui n’ont pas été tenues. Maintenant quand il est venu réclamer ses droits Kerbadj et Henkouche se sont arrangés à lui coller cette étiquette de perturbateur. S’ils étaient sincères ils auraient du au moins l’informer qu’il n’était pas concerné par le voyage au Soudan.
Aksas n’a appris qu’il n’était pas dans les plans de son coach à la veille du départ où on lui a signifié qu’il n’avait pas de visa et que le club n’a pu lui dénicher un billet car le vol Alger-Le Caire affichait complet», insiste notre interlocuteur qui tenait à nous rappeler que cette éviction a été planifiée. «Sinon, comment expliquer qu’un joueur comme Fnier qui ne s’était entraîné depuis belle lurette a été convié à se faire vacciner et le secrétaire lui a même fait une réservation sur le vol Alger-Istanbul avant que le club ne change de plan de vol et que le joueur n’ait pas pu effectuer son vaccin», conclut-il.
Hichem Bel.




































