Le Transalpin, Giovanni Solinas, qui est le désormais ex-entraîneur du CRB, n’est pas encore rentré chez lui.
Il attend que le président Gana régularise sa situation financière afin qu’il résilie son contrat. Ainsi, il pourra laisser le champ libre à Menad de signer le sien. En effet, comme tout le monde le sait, au coup de sifflet final du match qui avait mis aux prises le CRB à son client de la journée, la JSMB au 20 Août et après la défaite amère enregistrée ce jour-là par les coéquipiers de Benabderrahmane, Solinas a annoncé dans les vestiaires son départ, et dans sa déclaration d’après-match il le confirmera. Mais, depuis, le coach est resté en Algérie, et cela contre son gré. Car le Transalpin aurait voulu rentrer chez lui pour s’occuper de ses affaires personnelles et rester avec les siens. Contacté, l’ex-coach Solinas nous dira : «Je suis toujours ici en Algérie.» Certainement que le président de la SSPA CRB ne l’a pas contacté, et à ce propos Solinas dira : «J’attends à ce que le président Gana me fase signe afin de résilier mon contrat.» Solinas veut rentrer chez lui sans faire de bruit. Il veut garder l’amitié des Belouizdadis et dira : «Je veux une séparation à l’amiable.» Néanmoins, le coach exige son dû et dira : «Je ne demande que mon dû et c’est mon droit de réclamer mon argent.» Depuis un bon moment, on parle argent, mais quelle somme doit Solinas à Gana ? L’Italien dira : «La prime du premier match contre le MCEE, et dans ce sens je dois souligner qu’il faut savoir que seuls Mirinda et moi nous n’avons pas encore touché cette prime. Il y a aussi le remboursement de mon billet d’avion. C’est mentionné dans le contrat.» L’entraîneur insiste sur le fait qu’il ne veut pas polémiquer et dit : «Je ne veux pas causer de problèmes», avant d’ajouter : «J’insiste, je veux une séparation à l’amiable.» Le coach n’oublie pas les bons moments passés dans la maison du Chabab et dira : «J’ai passé de très bons moments avec le CRB, et je tiens à tout mettre en œuvre pour garder de bonnes relations.» Le coach a tenu à faire un vœu, celui de voir ses ex-joueurs finir en beauté et dira : «Je souhaite à l’équipe réalise de bons résultats.» Mais, Solinas est toujours préoccupé par sa situation et veut en finir le plus tôt possible, et dans ce sens il ajoutera : «J’attends toujours ce coup de fil du président que je n’ai pas encore vu. Les dirigeants avec lesquels j’ai eu une discussion m’ont assuré que le président allait m’appeler très prochainement. J’attends, et je suis certain qu’avant la fin de cette semaine tout sera réglé.» Le coach est certain que dans les prochaines heures tout sera réglé, car Menad ne pourra pas rester trop longtemps sans signer son pacte, et pour que cela puisse se faire, il faudrait que Solinas résilie son contrat. D’ailleurs, Solinas confirme et dit : «Effectivement, tant que je n’ai pas encore résilié mon contrat avec le CRB, le nouvel entraîneur, Djamel Menad, ne pourra pas signer le sien. Il faut d’abord que le président me rencontre pour tout régler, et permettre ainsi à Menad de signer son pacte. D’ailleurs, je profite de l’occasion pour lui souhaiter une bonne réussite.» En clair, le sort de Menad est lié à celui de Solinas. Car, tant que l’Italien n’a pas annulé son bail avec les Belouizdadis, Menad ne pourra pas officialiser son intronisation. C’est ce qui met Gana dos au mur, et qu’il devra tout régler dans les plus brefs délais.
M. A.
Aouamer : «Je veux jouer, mais…»
Il ne cache pas son vœu de partir, pourtant c’est un adepte de la stabilité. Il avait déclaré dernièrement sur nos colonnes qu’il n’avait pas l’intention de chauffer le banc plus que cela. Rappelons qu’au CRB, Aouamer n’a pas pu gagner une place de titulaire. Cette situation le pousse à voir ailleurs, et dès ce mercato. Pourtant, en quittant l’USMH pour le CRB, Aouamer pensait avoir fait le meilleur choix dans sa carrière, mais il s’est retrouvé complètement à côté de la plaque. En venant au Chabab, l’enfant d’Aïn Defla avait cru que la vie serait plus facile et que le manque d’argent qu’il vivait dans la maison d’Essafra allait désormais devenir un mauvais souvenir, sans plus, mais la vérité était tout autre. Il a trouvé un CRB rongé lui aussi par les problèmes financiers. L’argent manquait terriblement dans les caisses du Chabab. Il fait partie des joueurs qui n’ont pas encore vu la couleur de leur argent. Et il n’y a pas que ce problème. Aouamer chauffe le banc et ne veut plus vivre encore cette situation. En fait, lors du premier rendez-vous du championnat, il n’a pas été à la hauteur et pour cela, il a été relégué sur le banc. Entre-temps, il a contracté une blessure qui l’a mis hors circuit pendant une quinzaine de jours. A son retour, Solinas lui a donné une autre chance. Le joueur s’est montré plus efficace, mais n’a pas convaincu pour autant le Transalpin qui l’a remis sur le banc. Avec l’arrivée du néo-coach, à savoir Djamel Menad, Aouamer pensait que tout allait rentrer dans l’ordre, mais rien à faire, Menad lui aussi le met comme remplaçant. Une situation qui ne plaît pas à Aouamer, qui dira : «Moi, je me nourris de sensations. On ne peut les avoir que si on joue, et dans mon cas, c’est loin d’être facile, car je ne vous cache pas que je voulais tant jouer le derby. Mais, le coach en a décidé autrement.» Aouamer ne voulait pas dire qu’il n’était pas d’accord avec le choix du coach, mais au fond de lui il le pensait, car s’il a opté pour le CRB c’est pour jouer et pas pour chauffer le banc. Donc, à ce rythme, on ne sera pas surpris de voir le joueur demandant ses papiers cet hiver.
M. A.
Benabderrahmane : «La victoire dans un derby a un goût spécial»
Le défenseur axial du CRB est heureux que le Chabab ait pu engranger les trois points du derby contre le MCA. Un match qui s’annonçait très disputé entre deux formations qui restaient chacune sur un succès. Le CRB revenait avec les trois points de Batna contre le CAB, et le MCA qui avait battu l’USMA. Deux équipes qui avaient le moral au top et qui voulaient tant confirmer qu’elles sont plus fortes. Mais, au final, ce sont les Belouizdadis qui se montreront les meilleurs. Ils ont mérité la victoire contre le doyen des clubs algériens de bout en bout. Le défenseur axial du CRB, Farès Benabderrahmane, le confirme et dit : «On savait que le match allait être difficile. Pas, seulement pour nous, mais même pour l’adversaire. Cela dit, comme c’est nous qui recevions, on devait donc faire le jeu, tout en assurant nos arrières. On n’est pas rentrés directement dans le match, mais au fil du temps, on a retrouvé notre football et avant la fin du premier half, on a imposé notre jeu. On a raté plein d’occasions de scorer, mais le plus important, c’est qu’on soit arrivés à marquer deux buts qui nous ont assureré le gain de la partie.» Benabderrahmane ne cache pas sa joie et dit : «La victoire dans un derby a un goût spécial. On avait tant besoin de ce succès pour voir l’avenir en rose. Il faut dire qu’avec la venue de Menad, le CRB renaît de ses cendres.» Menad a apporté avec lui les victoires. Jusque-là, il a gagné ses deux rendez-vous et les Belouizdadis comptent vivre les mêmes sensations à l’avenir.
Retour en force pour Naïli «Je n’ai fait que mon travail»
L’entraîneur en chef, Djamel Menad, a préparé un dispositif explosif pour contrer le Mouloudia d’Alger. Il a compris que pour donner plus de force à son milieu, il fallait aligner l’ex-Canari, Billel Naïli. L’ancien baroudeur des Verts a eu raison, puisqu’avec le système de jeu qu’il a concocté, il a mis fin à la suprématie de Bracci dans les derbies, puisque le Chabab a réussi à battre le MCA par deux buts à zéro. Tous les Belouizdadis étaient solidaires et plus volontaires, et c’est ce qui leur a permis de prendre le dessus sur le MCA qui, une semaine auparavant, avait battu la dream team de Haddad sur la même pelouse du 5 Juillet. Billel Naïli était l’un des joueurs qui n’ont pas arrêté de se dépenser depuis l’entame de la partie jusqu’au coup de sifflet final. Il a été un véritable poison pour les attaquants mouloudéens qui ont trouvé toutes les difficultés du monde pour passer. Le joueur reste modeste et dit : «Je n’ai fait que mon travail. El Hamdoullilah, j’ai participé à la réussite de mon équipe comme tous mes camarades. Le plus important, c’est qu’on ait remporté le derby. On avait besoin de ce genre de sensation pour nous retaper le moral.» «J’étais heureux que mon retour coïncidait avec le derby qu’on a gagné. On entreverra l’avenir avec plus de sérénité aujourd’hui.» Le joueur est heureux que la victoire ait choisi son camp, car il faut dire que tout le monde appréhendait ce rendez-vous : «C’est normal, on craignait de passer à côté contre le MCA. Car, n’importe quel joueur ne veut pas perdre un derby. Il se porte mieux après l’avoir gagné. En plus, on revenait avec un succès ramené de Batna, et il fallait confirmer et aussi montrer que le passage à vide n’était qu’un mauvais souvenir et une fausse note sur notre chemin.» Ainsi, les Belouizdadis peuvent voir la suite du parcours avec plus d’aisance, car le passage à vide a été dépassé et le CRB est prêt à frapper fort en championnat, surtout après la victoire du derby qui a rendu la confiance, le sourire et la force de continuer pour tous les Rouge et Blanc.




































