17 mois après avoir quitté le Mouloudia d’Alger, le coach François Bracci revient au sein des Vert et Rouge, et ce, au lendemain de la contre- performance de l’équipe contre l’ASO Chlef en octobre dernier, en succédant à Abdelhak Benchikha. Sous sa coupe, le MCA retrouve ses marques, avec une dernière victoire contre le WAT qui stimule le groupe. Bracci a bien voulu évoquer cette victoire avec Maracana, tout en parlant de la préparation de son équipe pour le prochain match contre le MCO. Par ailleurs, Bracci estime que l’équipe nationale algérienne a toutes les chances de se qualifier à la prochain Coupe d’Afrique des Nations 2013 et au Mondial 2014. Interview :
Avec du recul, comment analysez-vous la dernière victoire du MCA face au WA Tlemcen ?
Je me projette déjà sur le prochain match contre le MC Oran et ce déplacement périlleux de mon équipe. Il y a aussi deux autres matchs en championnat et un match de coupe d’Algérie. Mais, pour revenir sur notre dernière performance face au WAT, je dirais que l’équipe a fait ce qu’il fallait faire contre cette équipe du WAT qui est très
coriace. Et, il faut aussi rappeler que cette équipe de Tlemcen nous a toujours posé des problèmes. Malgré ce que nous avons vécu durant le match, avec l’égalisation en fin de première mi-temps et l’expulsion de Attafen au début de la seconde période, les joueurs ont tout de même réussi à renverser la vapeur et arracher la victoire. Ce qui veut dire que mes joueurs ont vraiment beaucoup de volonté et surtout du caractère.
Et comment préparez-vous le prochain déplacement difficile à Oran pour y rencontrer le MCO ?
Nous sommes exactement dans la même position que le MCO, puisque nous cherchons le même résultat, c’est-à-dire la gagne. Je noterai tout de même qu’au programme de cette 14e journée du
championnat, on remarque plusieurs derbies, des matchs entre clubs mal classés et c’est donc à nous de saisir cette opportunité pour enregistrer un bon résultat à Oran. Nous devons tout faire pour terminer cette phase loin de la zone dangereuse.
Si on comprend bien, il n’y a pas eu de préparation spéciale pour ce déplacement à Oran ?
Ecoutez, c’est une préparation des plus sérieuses. C’est un match comme tous les autres. Nous avons eu une semaine de mise au vert pour bien préparer ce match. Le MCO se trouve derrière nous au classement général, et c’est l’occasion pour nous à saisir pour tenter un bon résultat. Il est vrai que le MC Oran est une équipe qui joue bien au ballon et qui possède de bons joueurs. Mais, pour nous, il s’agit de réaliser un bon résultat à Oran et ce, avec tout le respect que nous devons à une équipe telle que le MCO.
Y a-t-il des joueurs qui seraient absents lors de ce match ?
Il y a Ghazi, qui a toujours ce problème d’éclatement musculaire. Et il sera donc absent pour ce match contre le MCO. Il y a également Attafen qui est suspendu et qui sera donc absent également. Mais, par contre, nous récupérons Berrardja et Deghbala.
On remarque qu’au fil des matchs, vous n’avez pas une équipe type pour les matchs. Qu’en dites-vous ?
Cela est dû aux absences pour blessures notamment. Je citerais, à titre d’exemple, les dernières blessures de Babouche, Koudri et Ghazi. Il n’empêche que nous avons tout de même fait avec les joueurs à notre disposition, avec sur le flanc de l’attaque les joueurs Attafen et Sayeh.
A propos, et étant à deux journées du mercato, quels sont les postes que vous allez renforcer ?
Ecoutez, nous avons bien Younes qui vient renforcer le secteur défensif. Au milieu, nous avons Daoud, Koudri et Djeghbala ainsi que Ghazi. J’espère également que le jeune Cherfa sera rétabli d’ici là pour suppléer Babouche. Il y a aussi Belaïd, Zeddam et Mobitang. Donc, je pense que le compte est bon.
Si vous permettez, que pensez-vous de l’élimination de l’équipe nationale espoirs des JO de 2012 ?
C’est un grand problème. C’est vraiment dur de ne pas être représenté aux Jeux olympiques, et pourtant l’équipe nationale de la catégorie recèle de bons éléments.
On estime que les sélections espoirs et A’ ne sont lancées que par opportunité et donc il n’y a pas de suivi pour
constituer de véritables antichambres pour les Verts ; quel est votre avis ?
Je pense que là, il faudrait situer bien la chose, et dire que c’est faute de centre de formation pour assurer un vrai suivi et donc la relève. Cela dit, il faut bien se rappeler que les joueurs des années 80, tels les Madjer, Belloumi et autres étaient bel et bien issus des clubs, avec un bon cursus et un suivi.
Nous avons, d’autre part, un championnat qui n’est pas intéressant pour la bonne évolution du joueur. Avec un championnat qui n’est pas très relevé, il y a de quoi avoir des soucis sur ce cas de suivi et d’évolution des jeunes joueurs.
Et que pensez-vous du prochain adversaire des Verts, la Gambie, en Coupe d’Afrique des Nations 2013 ?
Je n’ai pas vu la Gambie jouer. Mais, je peux dire que le travail qu’effectue actuellement le coach Halilhodzic est bon et stimulant. Halilhodzic est un homme de terrain et très expérimenté, et je lui fait confiance pour préparer une équipe nationale algérienne bien compétitive.
Si on comprend bien, vous êtes donc optimiste quant à des qualifications des Verts aux deux échéances, la Can 2013 et le Mondial 2014 ?
Certainement. Halilhodzic est en train de faire du bon boulot. Il y a un renouveau au sein de l’équipe, et c’est très encourageant. Il y a une nouvelle énergie qui se dégage de l’équipe nationale, ce qui incite bien à l’optimisme. D’ailleurs, il ne faut pas oublier que lors du dernier match contre la Tunisie, les Verts ont bien réagi, tel Boudebouz qui a montré toutes ses aptitudes à titre d’exemple. L’équipe est formée de garçons d’avenir. Et je suis convaincu qu’avec l’effectif qui existe, l’Algérie pourrait bien revenir et retrouver la place qui lui sied.
Pour terminer, quel est votre avis sur l’avenir des coaches qui sont limogés dès qu’il y a de mauvais résultats ?
Là, je dirais que c’est la mentalité africaine. En Europe, on ne se permettrait pas de limoger un coach dès qu’il y a de mauvais résultats.
Par contre, en Afrique et donc aussi en Algérie, on récuse un entraîneur dès qu’il y a un ou deux résultats négatifs. Alors qu’on oublie qu’il y a beaucoup de facteurs qui rentrent en jeu dans les explications des défaites ou des mauvais résultats, comme par exemple les erreurs d’arbitrage et d’autres causes…
Interview réalisée par Saïd B



































