Avant d’embarquer pour le Congo, Hannachi lâche :
«Raouraoua est la gangrène du football algérien»
Il était 6h12 minutes exactement, Maracana était présent sur le tarmac de l’aéroport international Houari Boumediène, lorsque le président Hannachi, très entouré, s’apprêtait à prendre place à bord du Boeing 737/600 de la compagnie Air Algérie à destination de Lubumbashi en République démocratique du Congo.
Nous l’avons pris en aparté et, d’emblée, nous l’avons interrogé sur les développements de l’affaire, ou si vous le voulez, la polémique qui l’oppose au président de la FAF. Il riposte : «Ecoutez-moi, je suis un homme de principes et de parole ; par contre, Raouraoua est un homme faible. Cette affaire de fax montée de toutes pièces me concerne moi, président de la JSK, et Raouraoua, président de la FAF. Cela se passe entre hommes, alors pourquoi il fait appel aux ligues pour leur demander de faire des motions de soutien ? Cela prouve que c’est un homme faible, il n’a pas le courage de prendre ses responsabilités et de m’affronter face à face. Je lui demande, s’il est un homme, qu’il m’affronte et réponde à mes déclarations à la presse.» Le président, après ce coup de colère, revient sur le sujet, plus calme et avec son franc-parler habituel. «Ce monsieur fait appel aux présidents de Ligue qu’il a lui-même choisis comme candidats à la présidence de leur ligue respective ; le jour du vote, ils ont été élus à l’unanimité et avec les acclamations, comme au temps du parti unique. Raouraoua a transformé la présidence de la FAF, la Ligue nationale, la Ligue interrégions et les Ligues régionales en une pyramide du parti unique. Il a calqué le fonctionnement du football national comme fonctionne un parti politique et ses militants. Certains, pour ne pas dire la majorité des responsables des structures qui gèrent le football national, agissent et se comportent comme des militants de base d’un parti. Non, ce Monsieur doit partir le plus vite possible. Il a gangrené le football, il gère et décide tout seul de l’avenir de plusieurs milliers de cadres du sport et des pratiquants.». Il y a des sages qui veulent calmer le jeu pour l’intêret du club. Personne ne pourra faire ce qu’il veut dans cette affaire et comme je l’ai déjà déclaré c’est les choses prennent une autre tournure, et qu’il me pousse encore je ferai de graves révèlations. Sur ce, le président Hannachi s’excuse et nous quitte avec un au revoir qui en disait long… Il nous a semblé que le président kabyle était beaucoup plus préoccupé par son équipe qui s’apprête à disputer le match aller de la demi-finale de la champion’s league africaine que de disserter sur cette affaire malheureuse qui l’oppose à Raouraoua.
Le torchon brûle
Entre Hannachi et Raouraoua, le torchon brûle réellement, au point où les choses vont empirer encore dans les prochains jours. D’ailleurs, Hannachi, au cours de notre discussion matinale, n’a pas manqué de nous mettre en garde. «Vous, les gens de la presse, faites attention à la manipulation, car ce Monsieur est un grand manipulateur.
Il manipule tellement qu’il n’ose pas affronter les gens les yeux dans les yeux. Il est toujours caché quelque part, mais il agit négativement sur la presse et les médias, qui généralement tombent dans le panneau et répercutent de fausses informations pour tromper l’opinion publique sportive…» Les déclarations et les communiqués se suivent sur cette affaire de fax et de paiement des frais du transport aérien de la JSK au Nigeria, que le point de non-retour à une situation normale entre Hannachi et Raouraoua est atteint. Les observateurs neutres prédisent une fin de match entre les deux hommes houleuse, qui aura des répercussions négatives sur le football national et l’image de marque de l’Algérie dans le concert des nations sportives. Le feuilleton Hannachi-Raouraoua continue, avec une coupure de séquence, car le club de la Kabylie et sur la bonne voie pour une énième finale de la Champion’s league africaine. Donc, à suivre… A. M. A.
6h57mn : le 737 prend les airs
Le Boeing 737/600 de la compagnie Air-Algérie, à son bord la délégation kabyle, a pris les airs hier matin à 06h57mn exactement. Le président Hannachi, ses collaborateurs, Mustapha Ouaked, Sid-Ali Benchohra, 22 joueurs, le staff technique, Geiger, Bouhellal et Mahrez, le kiné Guillou, le garde matériel Samir et le secrétaire de l’équipe étaient tous à l’appel de vérification des documents de voyage.
Alger-Bangui-Lubumbashi…
Questionné sur place, un membre de l’équipage d’Air Algérie nous a donné quelques précieux détails sur le plan de vol établi :
«Nous allons faire une escale à Bangui, la capitale de la République Centrafricaine, pour s’approvisionner en carburant, pour ensuite rejoindre la ville de Lubumbashi, en République du Congo…».
… 9 heures de vol
Le même membre d’équipage nous a fait savoir que ce vol, après escale à Bangui, durera entre 8 heures et demie et 9 heures.
Les joueurs étaient tous présents à l’heure fixée
Tous les joueurs étaient présents au comptoir d’enregistrement de la salle d’embarquement à l’heure fixée, malgré que certains aient pris la route à partir de Tizi-Ouzou à 3 heures et demie du matin.
Il ne manquait que les joueurs Younès et Lemhene qui n’ont pas été convoqués pour des raisons diverses. Le premier n’étant pas qualifié pour cette compétition et le second a été préservé par le staff technique.
A. M. A.
Les Kabyles se sont envolés hier matin pour le Congo
Eviter la dernière marche !
Les Kabyles, auteurs d’un parcours époustouflant pour leur retour à la Champion’s league africaine, ont pris la voie des airs hier, tôt le matin, pour Lubumbashi, en RDCongo, pour croiser le fer avec le TP Mazembe, détenteur de cette prestigieuse coupe des clubs champions.
La nouvelle cuvée kabyle a surpris et étonné plus d’un Algérien dans les premiers matchs de cette poule composée de clubs qui ne sont plus à présenter, tels le Ahly du Caire et El-Ismaili, deux monuments du football égyptien, que les Canaris ont survolés à Tizi-Ouzou et au Caire. Le champion du Nigeria a aussi subi la loi des Canaris, car ces derniers ont imposé le nul au FC Heartland, au Nigeria même et l’ont défait à Tizi-Ouzou.
14 points sur 18
Les camarades du capitaine Lamara Douicher ont réalisé une performance jamais réalisée par un club algérien depuis la première participation des Algériens à cette compétition africaine (MC Alger en 1976). En effet, les Kabyles, sur les 6 matches, n’ont subi aucune défaite, se permettant le luxe de ramener 5 points de l’extérieur en trois matches de poules (Ismaili, Heartland et Ahly). A domicile, les Kabyles ont fait le plein, trois matchs, trois victoires (9 points sur 9). 14 points sur les 18 possibles est une performance qui mérite d’être mise en relief, car dès l’entame des matches de poules, personne ne donnait cher de la peau de Asselah et ses coéquipiers.
La JSK dans le dernier carré de cette prestigieuse épreuve n’est qu’une suite logique du travail, de l’abnégation et des sacrifices du président Hannachi, ses proches collaborateurs, les techniciens de la barre technique et aussi les joueurs qui se sont donnés à fond, mouillant comme il se doit le maillot de la JSK pour représenter dignement la Kabylie et l’Algérie. Certains joueurs recrutés par le président Hannachi cette saison ont fait jaser certaines mauvaises langues, car ils étaient des inconnus dans la mercuriale des joueurs sur le marché des transferts d’été. Pari gagné par Hannachi, un président qui agit, mais qui réagit aussi pour l’intérêt de son club et celui de toute l’Algérie ! La JSK dans le dernier carré,ui l’aurait cru ?
A. M. A.





































