Après avoir raté la sortie à Alger et la réception de l’ESS il y a 20 jours, les Eulmis ont subi un autre revers face au WAT. Le plus amer dans cette défaite, c’est qu’elle a eu lieu devant leurs supporters et dans leur stade fétiche, Messaoud-Zeggar et devant une équipe à la portée des camarades de Hebaiche. Plus blessant que cela, il n’y a pas. Un échec qui tombe malheureusement au mauvais moment, surtout que les autres équipes du bas du tableau ont connu un certain réveil qui va les propulser devant le MCO au classement général.
Le plus mauvais match du MCEE cette saison
Avant le début du match, le visage de Malek expliquait bien des choses. La preuve, il n’a même pas salué le public comme à son habitude. On dirait que le coach eulmi a senti l’échec. Le match a été plutôt plaisant pour les personnes neutres mais elles étaient rares alors que près de 10 000 suppor-ters eulmis ont sûrement assisté à leur plus mauvais match depuis le début de saison. Le MCEE a démontré un niveau très pauvre et une prestation très pâle. A un moment donné, on aurait pu penser que le MCEE venait d’un autre palier que la Ligue 1. On n’a pas senti cette fougue qui fait la force des Babya ces derniers temps. Entre le visage montré face au CABBA et celui face au WAT, on est à des années-lumière.
Dans l’ensemble, à part Boutriq, tous les joueurs incorporés par Malek étaient au fond du trou, carrément dépassés et totalement déconcentrés. On ne va pas parler des joueurs nouvellement titula-risés ou les remplaçants, mais on s’intéressera plus au cas des habitués et des cadres. C’est désolant de voir les Hebaïche, Karaoui, Boulemdaïs, etc. nous offrir une qualité de jeu minable, pathétique. La preuve, quand on voit le Camerounais qui ne fait pas le moindre effort de récupération au milieu, ou un Benamokrane qui déclenche six tirs, dont pas un seul cadré, ou un jeune comme Kadri qui fait des croches inutiles et qui perd des balles au milieu, c’est vraiment du n’importe quoi, de l’égoïsme à l’état pur. Pour finir le cirque de la troupe eulmie, un attaquant comme Belakhdar qui joue 90 minutes, qui craint les duels avec les défenseurs du WAT et qui touche la balle moins de dix fois, c’est vraiment insultant pour l’attaque du MCEE d’avoir un joueur pareil titulaire.
Un Malek qui refuse toujours d’assumer
Dernièrement, l’entraîneur du club français de l’AS Nancy, Pablo Correa, a déclaré après un nul arraché à l’extérieur face à Arles-Avignon : «On n’a rien vu aujourd’hui, les gens vont se demander ce que je fais à la tête de l’équipe. A leurs yeux, je ne travaille pas et je suis un voleur.» L’entraîneur du MCEE, lui, ne cherche même pas à assumer une petite part de l’echec. Tout le monde sait que ce n’est pas Malek qui a effectué le recrutement à l’intersaison, mais les gens ont assez d’entendre cela à chaque faux pas. C’est le même refrain et les mêmes paroles du technicien eulmi depuis le début du parcours. Ce dernier, qui refuse toujours d’assumer ses choix tactiques et ses choix de joueurs, montre toujours du doigt la direction. A un moment donné, il faut apprendre à s’autocritiquer, monsieur Malek !
Heureusement que le WAT n’a pas forcé
Il faut l’avouer, samedi, le WAT n’a pas forcé pour glaner ce point amplement mérité. Les camarades de Hadjaoui ont joué tranquillement.
Ils savaient quand élever la cadence, ils donnaient l’impression de prendre plaisir à jouer cette rencontre.
Tout cela pour dire que la bande à Malek a été incapable de tenir. On sentait que la bataille était inégale, on ne peut même pas dire que MCEE était hors du coup ou que la machine était grippée pour sauver l’honneur. Non, le MCEE n’a rien démontré de bon et le WAT a été vraiment fort.
Y. M.





































