Depuis plus d’une quinzaine d’années, l’histoire du principal club oranais, le Mouloudia, se répète tant dans les résultats que dans son environnement. En décembre 2001, le MCO se retrouve dans les mêmes conditions que celles de 2005.
Un peu enviable, avant-dernière place, un retard conséquent sur le premier non-relégable et un environnement toujours hostile. Les anciens se rappellent de cette saison 2005-2006 où un ancien joueur avait été plébiscité à la tête du club, Mourad Meziane. Celui qui avait écrit avec ses coéquipiers, de belles pages de l’histoire sportive du club. Mourad Meziane avait été élu à la présidence du MCO avec ses anciens camarades du club, Lebbah Arezki et Benyoucef Boutkhil. Il décida alors de rajeunir l’équipe en donnant la préférence aux jeunes et en ne faisant qu’un strict minimum en ce qui concerne le recrutement. Mais cette prise de pouvoir ne plut pas à certains, qui formèrent une opposition qui allait avoir la tête de Meziane et le pousser au départ au profit de Youssef Djebari, un ancien président.
Ce dernier arriva à sauver le club de la relégation et le classer dans une enviable place, juste après les ténors de l’époque. La saison suivante, l’opposition qui s’est formée autour de Kacem Elimam, commença à travailler, et le MCO se retrouva dans une position de relégable dans la deuxième partie du championnat, puis finit pas se retrouver au mois de Mai 2008, en seconde division et ce pour la première fois de sa carrière depuis l’indépendance.
Encore une fois, l’opposition a réussi son œuvre, puisque lors de l’AG ordinaire qui fut transformée en AG élective, Djebari se retrouve out et Kacem Elimam président. L’opposition reformée contre feu l’emblématique président, continua ses œuvres, mais en douceur, car l’homme avait une AURA dans le quartier d’El Hamri et dans toute la ville, pour ne pas dire la région, qui ne permettait pas à ses ennemis une action visible. A la veille de la mort de ce dernier, malade et fatigué, l’AG , après moult péripéties, ne permit pas à Djebari et à son «adjoint» Belalia, de se présenter contre Mehiaoui pour des histoires de niveau d’instruction du second, et du non-respect de la règlementation pour le premier, qui avait vu son bilan moral et financier rejeté par l’AG de 2008.
Mehiaoui fut donc élu président du CSA, haut la main et aussi président de la SSPA. L’opposition au patron de Peugeot Courbet, se reforme et les problèmes qui ont amené aujourd’hui, le MCO dans la place qu’il occupe, commencèrent : pression sur les joueurs, insultes contres les dirigeants, menaces sur certains comme Benmimoun qui a dû jeter l’éponge voyant que des «supporters-mercenaires» avaient tenté de brûler sa maison. Même Mehiaoui, finira par vendre ses actions à Belhadj Ahmed, dit Baba et se retirer, à la grande joie de l’opposition que tout le monde à Oran et ailleurs connaît. Une opposition qui n’aime que sa propre personne, et les dividendes qu’ils peuvent récolter, soit au niveau de la notoriété qu’ils ne peuvent jamais avoir sans ce grand club, soit au niveau pécunier.
Djebari, grâce à une bonne stratégie, finit par redevenir ce dont il a toujours, rêvé : président de la SSPA MCO après avoir tout fait pour se faire élire président du CSA.
Sauf que monsieur Djebari a fait une erreur d’appréciation conséquente, car il espérait que Baba continuerait à servir de vache à lait au MCO. Or, l’homme qui a eu des différends personnels avec le président, refusa tout net de continuer à servir de pompier de service et préféra se retirer. Pas ou peu d’argent, une équipe qui ne casse pas grand-chose, malgré tout ce qui se dit sur ses vedettes, un entourage qui fait des erreurs, comme ce voyage de Batna et surtout des défaites qui suivent d’autres défaites. On a bien tenté de ramener Cherif El Ouazzani à la barre technique, mais l’ancien demi du MCO des années 80, intelligent, savait qu’avec cet environnement et ces joueurs, il finira pas se «casser le cou» et perdrait du coup toute l’estime que lui porte le public Hamraoui.
Où en est-on aujourd’hui ?
Un président qui fait ce qu’il peut pour remettre le bateau à l’eau : contacts multipliés pour renforcer l’équipe au risque de se mettre les supporters à dos, eux qui ne veulent point du départ de Belaïli. Car, il sait que seule une équipe motivée et des joueurs capables de relever le défi, pourraient sauver le Mouloudia de la répétition du scénario de 2008. Mais pour cela aussi, il fait de l’argent et les caisses sont vides du fait de la non ouverture du capital social de la société et donc l’absence de nouveaux investisseurs.
La plus mauvaise défense du championnat
A 4 points du premier non relégable, l’AS Khroub, le MCO ne possède dans son escarcelle que 10 points récoltés en 2 victoires et 4 matchs nuls. Il a subi l’affront de la défaite 9 fois, dont 4 au stade Chahid Ahmed Zabana, en plus de la défaite de la coupe d’Algérie. Sur le plan offensif, son attaque n’a signé que 14 réalisations et ses défenseurs ont encaissé pas moins de 29 buts (contre 11 buts la saison précédente).
L’avenir se présente sombre
Car, quels que soient les renforts, le mal est dans le fruit, et il paraît improbable que dans les conditions actuelles, le club arrive à sauver sa place en Ligue Une, à moins d’un miracle ou d’un grand retournement de situation. La responsabilité de l’échec en cette première partie du championnat, incombe tout d’abord à la direction qui n’a pas su (ou pu) ramener le plus indispensable durant l’été, en laissant partir (par manque de moyens financiers) des joueurs de qualité et d’expérience, à l’image de Berradja et Aissaoui. Elle a ramené des éléments tout juste moyens, qu’elle s’empresse aujourd’hui, de libérer pour avoir les 4 licences indispensables au recrutement du mercato (Slimi, Leghzal et Zemmouchi). La responsabilité incombe aussi à l’ancien staff technique, entraîneur et manager, de ne pas avoir eu assez de poigne pour instaurer une discipline, seule à même de faire un travail sérieux. Elle incombe aux joueurs, ou plutôt à certains qui sont connus par leur indiscipline caractérisée et leur «magouille» au sein de la formation. Elle incombe enfin aux supporters qui n’ont pas eu le rôle attendu, à savoir soutenir leur formation, et qui ont préféré prendre partie pour X entraîneur et X président, ce qui a démoralisé totalement l’ensemble du groupe.
Qu’en sera-t-il demain ?
Cela dépendra d’abord de la fameuse opposition qui devrait, à notre sens, non pas détruire, mais bâtir en venant aider ne serait-ce que par une bouteille d’eau miné-rale, en se disant que c’est le MCO qu’ils aident et non X ou Y. cela dépendra des joueurs qui devront se surpasser dans les compétitions, car il en va de la survie du club, mais aussi de leur carrière. Cela dépendra des supporters qui peuvent casser ou aider. Cela dépendra enfin et avant tout, des dirigeants qui ont une responsabilité qu’ils doivent assumer. L’avenir immédiat du MCO est entre leurs mains.
Ali B
Aouedj en Belgique
Selon les déclarations du joueur, vendredi dernier, Sid Ahmed Aouedj devait prendre l’avion hier, à destination de Paris puis la Belgique, où son manager devait lui faire subir des tests dans un club de la capitale belge qui évolue en deuxième division. «J’ai reçu des propositions d’un club belge pour passer des tests technique et physique et je dois m’y rendre au milieu de la semaine», nous avait-il déclaré en ajoutant, «il n’est pas question pour moi de jouer ici en Algérie, dans un autre club que le MCO, où je me suis fait un nom et un début de carrière internationale. Mais si les tests sont concluants, je serais prêt à partir à l’étranger et la direction ne s’y opposera pas, car avec le montant de mon transfert, elle pourra recruter au moins deux ou trois joueurs.»
Henkouche, toujours le flou
Alors qu’il devait rencontrer le président Djebari dimanche soir, rien n’a filtré de la réunion des deux hommes, et personne dans l’entourage de la direction, ne sait si Henkouche sera à son travail mercredi matin, ou si ce sera son adjoint, Laoufi Salem, qui assurera l’intérim. Henkouche serait déçu par le manque de motivation de certains joueurs, et il avait pensé à la démission juste après la débâcle de Batna. Un match à l’issue duquel, il avait déclaré :
«Malgré la fatigue du trajet par route, je n’ai pas compris la brusque défaillance de l’équipe en deuxième mi-temps. La direction n’a pas joué son rôle en voulant scinder la formation en deux à son départ d’Oran, (un groupe par avion et un autre par route), et il se pourrait que ça a touché le mental de certains d’entre-eux.»




































