Le défenseur central du Nasria, Bilal Nehari, pense que c’est bien d’avoir des jeunes dans l’effectif, mais que ces derniers ont besoin d’être encadrés aussi, car cela ne sera pas facile pour eux de se retrouver lors de la première saison qu’ils joueront avec l’équipe.
Comment s’est effectuée votre préparation pour la reprise du championnat ?
Notre préparation s’est effectuée dans de bonnes conditions. J’estime que nous avons bien travaillé, surtout sur le plan physique. En plus, nous avons joué un match amical face à l’USMH et c’est le match qui nous a permis de voir où on en est.
Mais pourquoi ce genre de préparation, alors que les prochaines rencontres seront pratiquement sans enjeu pour vous qui êtes pratiquement en DII ?
Oui, effectivement, nous sommes dans une situation très difficile et je crois que tout le monde pense qu’on est déjà en DII, mais il ne faut quand même pas baisser les bras, il faut continuer à lutter jusqu’à la fin de la saison. En plus, on a le nom d’un club à défendre et qui n’est pas n’importe quel club. Cela dit, je crois que mathématiquement nous ne sommes pas encore en DII ; donc, il va falloir se battre bec et ongles jusqu’au bout et advienne que pourra.
Pensez-vous pouvoir battre la JSMB à domicile ?
Tout le monde est conscient que le match sera plus que difficile, car la JSMB joue les premiers rôles et se déplacera à Alger avec la ferme intention de réaliser un très bon résultat pour rester dans la course pour une qualification à une compétition continentale. Toutefois, de notre côté, on ne se relâchera pas, comme certains le pensent, mais on se battra pour prendre les trois points de ce match. Ce n’est pas parce que nous sommes virtuellement en D II qu’on va lâcher du lest. Comme je viens de vous le dire, nous avons un nom à défendre, celui du club bien entendu et une éthique à respecter, alors pour ces simples raisons nous allons jouer contre la JSMB et tous les matches qui nous restent avec hargne et détermination.
Qu’est-ce qui fait que vous avez trouvé beaucoup de difficultés à vous exprimer chez vous au stade Zioui ?
Je pense que la pression a été lourde sur nos épaules depuis le début de la saison et c’est pour cette raison qu’on a enregistré des résultats négatifs chez nous, dans notre propre stade. Quand le doute s’installe, il est difficile de se remettre sur pied et en plus, l’instabilité de l’effectif fait qu’il n’est pas facile de réussir ces matchs. Rares ont été les rencontres qu’on a jouées avec le même effectif. Il y avait toujours des problèmes et cela nous a trop affecté. On ne le dira jamais assez, mais la stabilité dans un club est l’un des facteurs primordiaux de la réussite ; je vous cite seulement l’exemple d’El Harrach qui a gardé pratiquement le même effectif et le même entraîneur depuis trois ans. Voyez comment cette équipe que l’on dit, et à juste titre d’ailleurs, à petit budget, est en train de titiller le sommet de la hiérarchie. Pour ce qui nous concerne, nous avons vu défiler pas moins de quatre entraîneurs pour la seule saison en cours, et je ne vous dis pas le nombre de joueurs qui sont partis l’été dernier et combien sont arrivés à leur place. Tout cela a fait que nos résultats soient mauvais.
La direction compte revenir à la formation, pensez-vous qu’elle a bien fait ?
C’est une bonne chose que de compter sur ses propres jeunes, mais il faut savoir que le jeune a besoin d’être dirigé et aidé et donc, il faut avoir aussi quelques joueurs chevronnés qui seront les cadres de l’équipe et qui se chargeront d’encadrer ces jeunes et de les préparer pour l’avenir. Ces jeunes, il faut les attendre dans deux ou trois ans.
R. M.




































