Son mal, c’est la guerre des clans qui n’en finit pas
Si le Mouloudia de Béjaïa s’est fait une réputation d’un habitué de la dernière loge au classement général où le maintien est assuré ces trois dernières années lors de l’ultime journée du tomber de rideau.
Là, le club a connu une situation délicate en 2008/2009, puisqu’il a fallu attendre la dernière journée du championnat, avec ce match capital que les Béjaouis ont joué et gagné face à une équipe qui était condamnée au purgatoire, la JSM Chéraga, sous la présidence d’une personne qui avait comme seul capital le courage et l’expérience dans la gestion d’une entreprises publique, en l’occurrence, Bouchaara (la gestion d’un club sportif était une nouvelle expérience pour lui). L’année d’après, c’était presque le même constat relevé avec une équipe qui a mal débuté le championnat, se retrouvant lanterne rouge à la fin de la phase aller, avec seulement huit points dans son compteur. Il aura fallu d’énormes sacrifices pour la nouvelle direction, à sa tête le président Maouche, (même profil que son prédécesseur, avec une différence de taille, il est patron d’une SARL) pour trouver les meilleures formules, d’abord pour remettre l’équipe sur rails, et puis rendre la joie de jouer aux joueurs qui n’arrivaient pas à sortir la tête de l’eau. L’équipe a, depuis, réussi à remonter la pente, en réussissant de bons résultats avec le travail de fourmi effectué par l’ex-coach de l’EN, Mahdaoui.
Des résultats qui lui ont permis de laisser cette place de lanterne rouge à l’OMR, grâce, bien évidemment, à la bénédiction de la JSMS qui a suppléé aux Béjaouis (exempt lors de la dernière journée) en battant l’OMR à Skikda, encouragée pour la circonstance par plus de 4000 Crabes qui avaient envahi la ville antique de Rusicada et avec un doublé de l’enfant de Béjaïa, Naceri, dit «Chimou», qui a réussi l’accession en DI avec le MCS cette saison. Cette année encore, le MOB n’a pas dérogé à la règle. En évinçant Maouche du poste de président, l’AG a confié les commandes du club à la direction collégiale qui a réussi la même remontée spectaculaires au classement général que celle réalisé par Maouche, en réduisant un écart
considérable par rapport à ses concurrents directs pour le maintien, qui est passé de 9 points à une égalité parfaite de 38 points avec l’OMA et l’USB qui, malheureusement, n’a pas été suffisant pour que l’équipe assure son maintien sur le terrain, du moment que son goal-avérage au même titre que l’Oma n’était pas suffisant pour le duo cité. Cela dit, le Mob est victime de ces innombrables changements à la tête de la présidence, du moment que la plupart des dirigeants sont reconduits par le nouveau président (une stratégie qui lui permet de prendre la présidence en se basant sur le travail de ces mêmes dirigeants qui contribuent activement au retrait de confiance en changeant de fusil d’épaule), et du staff technique et également des objectifs. Le MOB figure justement parmi la liste des clubs dits populaires, dont il faut tout refaire. Pourquoi ? Pour la simple raison que ce dernier est la proie de clans qui entourent le club et qui ne l’ont jamais servi. Ainsi, le Mouloudia ne doit pas rester en l’état et un changement radical s’impose. Ce que les présidents qui se sont succédé à la tête du club ont essayé de faire vainement, avec un même justificatif pour tous ce beau monde : «On ne peut pas gérer un club tout en se faisant insulter de partout, ou même être menacé, et qu’en cas d’échec de la mission, on risque gros». Un justificatif invoqué par les ex-boss du mob en guise d’issue de sortie ; après avoir tout fait pour prendre les destinées du club, l’un de ces derniers n’avait cesse de dire : «Nul ne peut tolérer qu’on l’insulte ou qu’on insulte sa famille, alors qu’il fait tout pour que ce club que nous chérissons tous, arrive à sortir la tête de l’eau. C’est inadmissible qu’on soit traité ainsi, et c’est pour cela que je vous annonce qu’après la présentation des bilans technique et financier, je me retirerai de la présidence.» Pour leur part, les supporters sont unanimes à dire que le MOB ne doit pas se contenter de jouer à chaque saison le maintien. Un gros travail doit être fait dans ce sens pour que le club passe un autre cap, «ce qu’on n’arrive pas comprendre, c’est que ces gens qui s’entredéchirent pour prendre le club, en promettant monts et merveille et en versant dans le populisme en jouant la carte des supporters et juste après ils nous rendent pour responsables de la mauvaise passe que traverse le club et en se rejetant la balle mutuellement, ces ex-présidents ne cherchaient en réalité qu’une issue de secours pour quitter le club qu’ils laissent exprès dans une situation de non-gestion pour éviter justement d’affronter l’AG», et d’ajouter : «Seul Rezki, pourtant dans de mauvais draps (union de plusieurs factions de l’opposition) avait eu le courage de remettre son mandat à cette dernière, alors que d’autres n’ont même pas fait de passation de consignes. Ainsi, on n’est pas le mal du Mob ; bien au contraire, on est sa force, c’est cette gestion au jour le jour et cette guerre des clans qui n’en finit pas qui est son mal. Alors, basta !». En conclusion, ces supporters connus par leur amour et leur fidélité au club ont tenu à lancer cet appel d’avertissement à d’éventuels opportunistes (les 10 milliards par club que l’Etat consacre au professionnalismeest, étant une occasion à ne pas rater) : «l’entrée ne sera pas aussi facile comme par le passé (vendeurs de rêves et promesses en masse) les opportunistes sont avertis, la sortie ne sera pas facile».
A quand l’AG ?
La direction actuelle en charge des affaires du club avait, rappelons-le, promis
d’organiser l’AG dès la fin de l’exercice. Deux semaines sont passées et point d’AG. Si pour la direction actuelle le dossier du professionnalisme du club qu’elle est en train de préparer prime, pour la plupart des membres de l’assemblée, remettre le mandat dans les délais est une exigence de l’assemblée. Contacté par nos soins, un membre de la direction actuelle nous a confié que la direction n’a rien à cacher ; bien au contraire, elle va se présenter devant l’AG avec la ferme conviction du devoir accompli, avec 36 points récoltés après avoir pris le club à la 13e journée, avec seulement deux petits points et 0 centime de dettes durant toute la période de notre exercice ; je ne vois pas de quoi on aurait peur pour affronter l’AG ; dès que le bilan financier sera prêt, on va remettre le mandat, il n’ y a aucun problème.» Ch. L.




































