Toujours sous contrat avec Nîmes Olympique, le longiligne défenseur Abderaouf Zarabi, demeure aussi compétitif et ambitieux malgré ses 31 ans. Pour lui, ce qui compte, c’est d’être compétitif et donc performant, peu importe l’age. Joint, hier, par nos soins, il a bien voulu nous donner de ses nouvelles, avec sa gentillesse coutumière.
Comment les choses se passent pour vous ?
Tout va pour le mieux, Dieu merci. Nous sommes en pleine préparation d’intersaison, je vous garantis que ce n’est pas les vacances. Vous savez, quand on est professionnel, la préparation et l’entraînement sont vraiment soutenus et parfois pénibles. Mais c’est le prix à payer pour celui qui veut être prêt physiquement pour supporter la charge et la pression de toute une saison. Le but est de faire en sorte d’être compétitif et de rester en forme, un maximum de temps. C’est vrai qu’on souffre durant la préparation, avec le tri-quotidien, surtout avec la chaleur de la période estivale, mais ce n’est pas pour rien.
La préparation se déroule-t-elle dans de bonnes conditions ?
Impeccable ! Tout se déroule dans d’excellentes conditions. Les moyens humains et matériels sont réunis. Nous disposons d’un bon effectif, surtout avec le judicieux recrutement effectué par les dirigeants, qui ont fait appel à des joueurs de qualité, qui ont l’expérience de la Ligue 1. Nous avons effectué un regroupement en Montagne sur l’île de Corse à 2400 mètres d’altitude, puis
«Pour l’EN, je me sentais en forme et j’étais compétitif, malheureusement…»
nous avons poursuivi la préparation à Nîmes. A présent, place aux matches amicaux, car nous disputerons le premier match officiel de la saison dès le 30 juillet face à Sedan, dans leur fief, dans le cadre de la coupe de la ligue.
Etes-vous en forme ?
Je me sens bien et je suis très assidu à l’entraînement, car je veux être au top. Vous savez, dans le professionnalisme, on n’a pas le droit de dormir sur ses lauriers, au risque de perdre sa place. La saison passée, j’étais titulaire au poste de défenseur axial gauche et comme rien n’est acquis d’avance, je me dois d’être le meilleur à chaque fois, afin de mériter la confiance du coach.
Vous n’avez pas voulu changer d’air, ça signifie bien que vous vous plaisez à Nîmes, n’est-ce-pas ?
Tout à fait, surtout que la ville est immatriculée 30 comme Ouargla, ma région d’origine (rire) ! Je n’ai pas à me plaindre, j’ai un contrat qui court jusqu’à fin 2012 et je compte bien l’honorer. Tout le monde me respecte et l’environnement me convient parfaitement. C’est, donc, avec plaisir que je poursuis ma carrière à Nîmes Olympique.
Quels sont les objectifs du club cette saison ?
La saison passée, nous avons manqué d’un cheveu la montée, nous avons mal négocié les cinq derniers matches de la saison, à commencer par le derby perdu face à Arles- Avignon, l’actuel club de Bouazza, qui nous a défaits, lors d’un match qui constituait l’un des tournants de l’accession. Puis, il y eut la dégringolade qui nous a relégués de la 3e à la 6e place, et c’est ainsi que l’accession nous a échappés. Mais pour cette saison, on espère que ça se passera mieux pour nous.
En avez-vous les moyens ?
«A 31 ans, je me sens au fort de mes moyens. Pour moi, l’âge est un faux alibi»
Avec le recrutement de qualité réalisé par les responsables du club, il est clair que l’objectif n’est autre que l’accession. Cela me comblerait de joie de participer à l’essor de ce prestigieux club, dont la place devrait être au sein du ghota du football français et non pas en Ligue 2 du championnat de France. Notre public, qui a toujours été derrière nous et qui est estimé en moyenne entre 14 000 à 15 000 supporters par match, mérite qu’on lui offre la joie de la montée en Ligue 1. Ce qui est sûr, c’est qu’on fera tout pour. Le groupe est très motivé.
«Je m’y plais vraiment à Nîmes»
Vous avez raté la CAN et la Coupe du Monde, avez-vous été déçu de ne pas figurer dans les plans de Saadane ?
Non, je ne suis déçu de rien. A 31 ans, c’est l’âge de maturité, je sais gérer ce genre de situation. Il est clair, que tout joueur aspire à prendre part à ce genre de compétitions de haut niveau. J’ai cravaché dur durant la saison avec mon club, pour être au top, je me sentais en forme et j’étais compétitif, malheureusement, je ne rentrais apparemment pas dans les plans du sélectionneur national. C’est tout. La vie continue…
«J’espère que la famille nahdiste se mobilise pour sauver le club en redorant son blason»
Espérez-vous être rapellé en EN néanmoins ?
Pour le moment, je me concentre à la préparation de la saison avec mon club. Il est clair que je ne refuserai jamais le maillot national, ça constitue pour moi et tout joueur sensé une source de fierté. Je fais à mon niveau, de mon mieux, pour être en forme, le reste n’est pas de mon ressort.
Peut-être pense-t-on que vous faites partie des vieux…
A 31 ans, je me sens à la plénitude de mes moyens, avec en sus une riche expérience des terrains. Pour moi, l’age est un faux alibi. Soit, on a des qualités et on est en forme, soit tel n’est pas le cas et c’est tout. L’age importe peu. Voyez le capitaine de la Holland Van Bronckhorst, à 36 ans, il a réussi une excellente Coupe du Monde et a marqué un but splendide qui restera dans les annales. Personnellement, je compte –si Dieu le veut- jouer jusqu’à 36 ou 37 ans, si le physique tiendra bon.
Un mot sur le NAHD, votre ancien club ?
Franchement, cela me fait très mal au cœur, de voir le club de mon cœur, se débattre dans tous ces problèmes et de le voir rétrograder en division deux. C’est vraiment malheureux. Ce grand club qui a enfanté la crème du football national et qui e formé beaucoup de joueurs, mérite un meilleur sort. J’espère que la famille nahdiste se mobilise pour sauver le club en redorant son blason.
Entretien réalisé par Mohamed-Amine Azzouz




































