Au FC Nantes où il vit une saison compliquée, le tempérament de Djamel Abdoun prend le pas sur ses qualités… L’international algérien, qui était l’invité d’une émission de Radio Monte-Carlo, RMC Sport, ce mardi, est notamment revenu sur le climat qui l’entoure son club.
Mais, ce n’est pas le plus important… Comme un symbole, Abdoun se projette vers «son» futur. Les yeux braqués sur le fait majeur de l’année 2010 : la Coupe du monde qu’il s’apprête à jouer avec l’équipe nationale. «Un rêve de gosse» sur fond «d’apprentissage». Le mot est lâche : apprentissage. Dans une récente déclaration, le sélectionneur Rabah Saadane avait cité Abdoun en exemple : «Il n’a que très peu joue en équipe nationale, mais il a su prendre son mal en patiente. Il sait qu’il attend sa chance et il va la saisir en temps opportun!». Dès sa première sélection, Abdoune savait que l’EN a déjà fait du chemin et possède une ossature : «Je sais que nous avons déjà une solide équipe en place mais si l’on a jugé utile de faire appel à moi, c’est que le staff technique a besoin de mes services. Alors je me battrai pour mériter ma place», a-t-il souligné. Ajoutant que ce n’est pas le challenge de la Coupe du monde qui l’a amené à choisir de jouer pour l’Algérie : «Cela fait longtemps que je rêvais de jouer pour mon pays. Mais je ne pouvais pas le faire. Désormais, c’est possible et c’est cela le plus important», avait-il conclu. Et il attend sa chance l’international algérien de 24 ans : «Devant le monde entier», Djamel Abdoun sait qu’une bonne prestation paurait forcément de l’impact sur l’avenir immédiat ou lointain de «taper dans l’oeil des recruteurs». Jeune, il veut (re) goûter au championnat de France qui lui avait laissé un goût d’inachevé l’an dernier, alors qu’il traînait une blessure au genou gauche qui l’a lourdement pénalisé. Son ambition, s’il réussit un bon Mondial, c’est de quitter Nantes, où il est lié jusqu’en 2012. Mais, y rester, ce n’est pas le fin du monde : «Ce ne serait pas non plus une corvée», assure-t-il. Pourtant, sa situation avec Nantes n’est pas aisée : «Dès qu’il y a quelque chose c’est Abdoun, Abdoun, Abdoun ! Alors que je suis tranquille dans mon coin. Je ne recommencerai plus les conneries que j’ai pu faire». Abdoun n’a pas participé au dernier match des Canaris face à Châteauroux en championnat. La raison officieuse est qu’il aurait été écarté en raison d’une altercation avec un coéquipier. Ce qu’il dément : «Le club a dit que je m’étais pris la tête avec un joueur mais, en fait, j’avais pris une béquille. C’est pour ça que je n’ai pas joué contre Châteauroux». Le joueur de l’équipe nationale de football est aussi revenu sur son altercation avec un coéquipier : «L’an dernier c’est Babovic qui m’a mis un coup de pied ce n’est pas moi qui l’ai frappé. On s’était chambré et alors que j’étais en train de mettre mes chaussures il m’a mis un coup de pied. C’est grave mais ça fait partie du football (sic)». Au-delà de cette saison délicate au FC Nantes, Abdoun, espère réussir un bon Mondial : «J’espère que si on fait un bon Mondial avec l’Algérie, ça va nous ouvrir des portes. J’aimerais bien changer d’air. Mais, je suis sous contrat jusqu’en 2012. Si j’ai un bon de sortie, ils ne s’opposeront pas à mon départ.»
A. S.




































