Critiqué pour avoir joué tous les matchs de la CAN sans inscrire le moindre but, Abdelkader Ghezzal a pourtant reçu les louanges des spécialistes. En voici quelques échantillons. Halilodzic : «Le numéro 9 a parcouru des kilomètres durant le match et a usé mes défenseurs», Benyamina : «Seul en attaque, il ne pouvait rien faire devant», Menad : «Il avait besoin d’un Djebbour, c’est certain.» Qu’en pense le concerné ? Ghezzal met son rendement dans son véritable contexte.
«J’étais esseulé en attaque»
Sans remettre en cause la stratégie avec laquelle les Verts ont joué en Angola, Abdelkader Ghezzal explique qu’il lui était difficile de lutter contre quatre voire cinq défenseurs. «J’étais esseulé et je devais exercer un pressing sur le porteur du ballon, cela m’a valu beaucoup d’efforts physiques», dit-il avant de rappeler : «C’était aussi ma première Coupe d’Afrique et ce n’était pas évident de casser la baraque dès le départ.» En revoyant le match, on se rend compte en effet combien Ghezzal a couru et combien il s’est sacrifié pour le groupe. Sur l’égalisation de Matmour face aux Ivoiriens, par exemple, il réussit à embarquer deux défenseurs pour laisser le champ libre à son coéquipier. Idem sur le but de Halliche face aux Maliens.
«Moi aussi, je défends»
Ghezzal n’est pas inquiet que les buts algériens soient inscrits par des défenseurs. «Cela prouve, dit-il, qu’on forme un groupe compact où tout le monde peut marquer et tout le monde peut défendre. Personnellement, continue-t-il, je fais un gros travail défensif en essayant de peser sur les défenseurs adverses et cela nécessite beaucoup d’efforts physiques.» A-t-il besoin d’un soutien en attaque ? «C’est à l’entraîneur de voir», souligne Ghezzal. Et l’apport de Djebbour ? «Tous ceux qui peuvent apporter un plus à l’équipe sont les bienvenus et Djebbour a toujours fait partie du groupe.»
«L’accueil à l’aéroport m’a ému»
A l’instar de tous ses coéquipiers, Abdelkader Ghezzal a été très touché par l’accueil que les supporters algériens ont réservé à l’équipe à son retour à Alger. «Après l’Egypte, on s’y attendait un peu parce qu’on revenait avec la qualification au Mondial, cette fois-ci on s’y attendait moins après notre élimination en demi-finale. Cela prouve que les supporters algériens savent apprécier les efforts des joueurs qui ont tout donné pour leur procurer de la joie.»




































