De nos envoyés spéciaux à Polokwane : Mustapha Ouaïl, Lotfi Salhi et Farouk Seba Algérie 0 – Slovénie 1 : « Un rien nous fait basculer »
Fiche technique :
Stade : Peter Mokaba. Polokwane (RSA)
Affluence : 20.000 spectateurs
Arbitres : Carlos Batres (Guatémala), Leanol Leal (Costa rica), Carlos Pastrana (Honduras)
Avertissements : Radosalvjevic (34’), Komac (90’) (Slovénie) (Ghezzal (58’ et 72’) (Algérie)
Expulsion : Ghezzal (72’) (Algérie)
But : Koren (79’) (Slovénie)
Algérie : Chaouchi, Bougherra, Belhadj, Anthar Yahia, Halliche, Lacen, Djebbour (Ghezzal 58’), Matmour (Saïfi 80’), Ziani, Yebda, Kadir (Guedioura 81’).
Entraîneur : Saâdane
Slovénie : Handanovic, Brecko, Suler, Cesar, Koren, Birsa (Pecnick 83’), Novakovic, Jokic, Dedic (Ljubijankic 53’), Kirm, Radosavljevic (Komac 85’).
Entraîneur : Matjaz Kek
L es Verts se sont inclinés pour leur premier match de Coupe du monde. Dans un match qu’ils avaient pourtant bien maitrisé durant sa majeure partie. Une bêtise grandeur nature de Ghezzal qui prend deux cartons jaunes sur deux fautes de débutant et une grosse bourde de Chaouchi et voilà les espoirs de millions d’Algériens partis en fumée. Pourtant au coup d’envoi personne n’avait envisagé un tel scénario. Les deux formations prennent tout de suite la direction des opérations, chacune d’elles voulant imposer son jeu. Les Verts (tout comme les Slovènes d’ailleurs) visiblement gênés par une pelouse trop glissante et un ballon pas du tout évident à jouer, se rendent compte tout de suite qu’il faut jouer au pied et éviter les longues passes en profondeur. Après seulement quatre petites minutes de jeu, les Verts obtiennent un coup franc très intéressant à hauteur des 20 mètres .Légèrement désaxé le côté gauche de Handanovic, c’est tout naturellement donc que Nadir Belhadj soit le tireur. Le numéro trois algérien s’exécute. Sa frappe enroulée et cadrée, le longiligne gardien de but slovène est obligé de se détendre pour dévier, d’une claquette, la balle en corner. Le ton est donné. Les Verts (tout de blanc vêtus pour la circonstance) tentent de s’organiser et d’imposer leur jeu. Avec un dispositif très carré, les deux formations se neutralisent au milieu du terrain, le match est comme bloqué, on n’a pas vu grand-chose des deux côtés si ce n’est ce coup franc de Birsa côté slovène et cette tête de Halliche côté algérien. La première mi temps n’est pas un modèle du genre, d’un côté comme de l’autre on craint de trop se découvrir, c’est donc tout naturellement que la fin est sifflée sur un score de parité. En seconde période, le match démarre sur le même rythme qu’en première mi-temps, sauf que là, les camarades de Karim Ziani montent d’un cran et essayent d’acculer leurs adversaires. Les Verts tiennent-ils enfin la clé du match ? A ce moment précis de la rencontre on était tenté de le croire. Et certainement encore plus quand Djebbour qui avait joué blessé,et tout donné dans ce match se fait remplacer par Ghezzal. L’Algérie pousse et cherche à déstabiliser son adversaire par des changements de rythme incessants. En face, les Slovènes répliquent par des contres très rapides mais aussi et surtout bien ordonnés. Mais en dépit de cette légère domination, les Verts n’arrivent toujours pas à transpercer la défense slovène bien regroupée autour de Cesar.72’, c’est le tournant du match. Ghezzal qui avait déjà un carton jaune pour tirage de maillot, un carton pris en un temps record puisqu’il fut averti après seulement trente secondes de présence sur le terrain, va alors en prendre un deuxième pour une faute de main trop évidente. Il est donc tout naturellement expulsé par l’arbitre guatémaltèque .Dans le camp algérien, c’est la consternation. A dix contre onze, la chose paraît plus compliquée. Saâdane va alors redéployer ses troupes, Matmour passe dans l’axe,Belhadj ferme le couloir gauche et on passe à quatre au milieu. Mais… à dix contre onze, bien que Ziani, futé comme il est,chipe la balle à un défenseur dans les dix-huit mètres et se retrouve seul face à Handanovic. Malheureusement pour lui, la balle fuse et lui fuit des pieds. Dans le contre qui va suivre, Koren, des vingt mètres d’une balle enveloppée trompe Chaouchi. Une balle très facile du reste que le gardien algérien calcule mal et c’est le but. Beaucoup d’espoirs s’envolent au moment même où Jabulani (c’est le nom officiel du ballon de la Coupe du monde 2010) fait bouger les filets de Chaouchi.
De Polokwane Mustapha Ouaïl





































