Les joueurs algériens ont rejoint jeudi la station suisse de Crans Montana pour le stage de préparation au Mondial. Karim Ziani, pilier de cette sélection, en a profité pour évoquer sa saison dans L’Equipe. Le milieu de terrain de 27 ans, relégué sur le banc de Wolfsburg, considère que «C’est une année difficile en club, mais quand même magnifique», grâce au bon parcours des Fennecs. International depuis huit ans, Ziani ne cache pas sa joie de participer à la Coupe du monde, la troisième de la sélection algérienne, après celles de 1982 et de 1986 : «Quand tu es français, argentin ou brésilien, si tu es parmi les meilleurs du pays, tu te dis que tu vas y participer. Mais, pour un Algérien, ça n’arrive pas tous les jours ! (?). L’été, d’habitude, on est à la plage, au bar, puis on rentre regarder les matches de la Coupe du monde à la télé !»
«On a réussi des exploits !»
L’ancien Marseillais se veut résolument optimiste pour le Mondial, durant lequel il affrontera l’Angleterre, les Etats-Unis et la Slovénie en poule : «Je ne pense pas qu’on perdra les trois matches. Je connais quelques joueurs slovènes et américains et, individuellement, ils ne sont pas plus forts que nous.» Il n’est pas non plus inquiet à propos de l’état de forme des joueurs, et notamment des cadres, à court de compétition : «Il y a des joueurs qui ne jouent pas pendant deux mois et qui reviennent pour un match super important. Même dans cette situation, on a réussi des exploits.» Fier de porter le maillot national («Quand retentit l’hymne, tu repenses à tes parents, à ton pays. Et l’Algérie, tu l’as alors dans le sang»), Ziani apprécie l’engouement populaire que suscite l’équipe d’Algérie : «C’est flatteur, les supporters nous aiment… Je préfère cette vague positive à l’époque où on jouait avec le couteau sous la gorge. Quand tu perds, sur le coup, ils sont énervés, mais ils t’aiment toujours. (Rires.)»




































