Matmour : Au Mondial, on y va avec notre force et notre cœur actualite Il est un des éléments clés de la sélection nationale. C’est l’un des joueurs les plus constants aussi dans le groupe Algérie, mais s’il est un des cadres des Verts, Karim Matmour reste un joueur très discret. «Lui c’est sur le terrain qu’il se met en évidence», nous dit de lui Zoheir Djelloul, l’entraîneur national adjoint. En effet, Karim qui passe presque incognito dans le groupe est un joueur sur qui repose bien des espoirs sur le terrain.

Quelle évaluation faites-vous du travail spécifique accompli jusque-là à Crans-Montana ?

Disons que nous avons bien travaillé depuis notre arrivée en Suisse, on a fait des évaluations tant techniques que physiques et ce, avec des moyens modernes, ce qui montre que la sélection a atteint quand même un degré d’évolution assez conséquent. L’équipe nationale aujourd’hui dans son fonctionnement et dans ses structures n’a rien à envier aux meilleures équipes de la planète. Pour revenir à votre question, je dirais que nous avons fait du bon travail. Les joueurs, tous autant que nous sommes ici, avons travaillé d’arrache pied. Comme vous le savez déjà, il y a eu un travail spécifique pour chacun de nous et me semble-t-il, il y a eu plus de satisfactions qu’autre chose alors disons que tout a été bien fait.

Il y a de nouveaux joueurs qui sont venus se greffer dans l’équipe, comment ceux-ci se sont-ils intégrer dans le groupe ?

De la meilleure façon qui soit. L’équipe n’est pas fermée et elle ne le sera jamais, c’est une sélection et les meilleurs viendront à longueur d’année la renforcer. Ceux qui sont là, aujourd’hui, avec nous sont déjà dans le bain, ils se sont très vite et très bien intégrés dans le groupe et c’est tant mieux. Je voudrais dire à ce sujet que l’ambiance a toujours été bonne au sein de la sélection, c’est ce qui facilite l’intégration des nouveaux. Quand vous arrivez dans un groupe où il n’y a ni tension, ni clan, ni conflit, cela va de soi que votre intégration se fasse dans la douceur et de la meilleure manière qui soit et c’est exactement ce qui arrive aujourd’hui dans notre équipe.

Est-ce que vous en connaissiez quelques-uns parmi ces nouveaux ?

Non, pas avant qu’ils nous rejoignent. Je ne les connaissais pas, maintenant qu’ils sont là, on va se donner le temps de faire connaissance (rires).

Il y a quand même certains joueurs qui sont blessés, des cadres comme Anthar Yahia, Meghni et Yebda. Comment le groupe réagit-il à ce coup du sort ?

Bien sûr, nous sommes tous à l’écoute et déçus que nos coéquipiers soient encore blessés et ce, à quinze jours de la Coupe du monde. Mais je ne pense pas que cela  puisse avoir la moindre retombée sur le moral des joueurs en ce sens où nous savons tous qu’il ne s’agit pas de grave blessure. Meghni pour qui nous avions eu un petit peu peur est aujourd’hui avec nous, il commence à taper sur le ballon, et a même joué un match avant-hier à Sion. C’est vous dire que cela ne nous effraye pas outre mesure. On touche du bois, les quelques blessés que nous comptons ne souffrent en fait que de petits bobos qui ne prêtent guère à l’inquiétude.

Dans trois jours, vous allez renouer avec la compétition. Un match que vous disputerez à Dublin face à l’Irlande. Qu’est-ce que vous attendez de ce match ?

Je crois que le coach aura à tester certains parmi les nouveaux, afin de voir comment ils vont réagir dans le groupe. Cela nous permettra entre autre de nous retrouver sur un terrain face à un adversaire devant un public que nous attendons nombreux. C’est un préambule, une sorte de répétition générale avant la coupe du monde. Je pense que le sélectionneur aura beaucoup d’enseignements à tirer de ce match.

La coupe du monde est dans, un peu plus d’une quinzaine de jours, est-ce que dans le groupe Algérie, les joueurs commencent déjà à parler de leurs adversaires ?

Oui, on en parle, mais on n’en fait pas une fixation. Ce n’est pas notre principal sujet de discussion. On va jouer une coupe du monde, il est donc évident de parler de cet extraordinaire événement, mais sans que cela occupe le gros de nos conversations. Il reste quand même quelque chose comme trois semaines pour notre premier match, et ma foi, trois semaines c’est beaucoup trop loin pour en faire un sujet de discussion. Là, maintenant, on évoque un peu le match de l’Eire. On parle de la préparation que nous devons effectuer afin d’arriver au mondial au mieux de notre forme. Avec certains, nous discutons de la saison qui vient de s’écouler, le Mondial c’est un peu trop tôt pour en parler.

Et si on vous disait quand même de nous parler des trois adversaires de l’Algérie dans ce mondial ?

Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? La Slovénie est une équipe assez redoutable qu’il faudra prendre très au sérieux. Les Slovènes ont écarté de la course la Russie, ce n’est pas rien vous savez ? Comme toutes les équipes issues de l’ex-Yougoslavie, la Slovénie est une équipe puissante physiquement et très technique en même temps.

L’Angleterre qui est un des favoris au sacre final n’est plus à présenter. Ca reste un sérieux client, une équipe très difficile à manier. Les USA aussi sont un adversaire redoutable qu’il nous faudra prendre avec énormément de sérieux. Nous, de notre côté, nous avons des arguments, nous avons aussi nos forces. C’est la coupe du monde, nous y allons avec notre force et notre cœur. Nous avons tant envie de montrer que nous sommes capables de rivaliser avec les meilleurs.

Entretien réalisé à Crans Montana

Par Nadir Farès

J-06 Ils ne se sont pas encore entraînés Matmour-Yebda, le doute persiste

L’équipe nationale qui s’apprête à disputer ce soir son ultime match test avant le Mondial semble avoir retrouvé la plénitude
J-06 Ils ne se sont pas encore entraînés Matmour-Yebda, le doute persiste

J-11 Halliche : « On peut réussir un « truc » au Mondial »

Pour commencer, quel commentaire faites-vous sur votre dernière sortie à Dublin ? Disons que ce fut un bon match qui nous aura permis
J-11 Halliche : « On peut réussir un « truc » au Mondial »

Matmour : « Nous pourrons surprendre au Mondial ! »

Pour la première fois depuis 1986, l’équipe nationale de football se qualifie pour la Coupe du monde. Lors de la compétition
Matmour : « Nous pourrons surprendre au Mondial ! »
Print
partager sur facebook