Le travail en coulisses pour la succession de l’entraîneur de l’équipe nationale, Rabah Saâdane, bat son plein. Si rien n’a filtré sur les véritables intentions de la Fédération algérienne de football (FAF) sur le sujet, il n’en demeure pas moins que les médias y sont plus que jamais braqués. Chaque organe y va de sa version et scénario d’une situation qui n’a laissé apparaître rien d’officiel depuis que l’équipe nationale a quitté l’Afrique du Sud.
Depuis, en effet, il y a eu très peu de déclarations de personnalités concernées par l’avenir de la sélection nationale, hormis celle du désormais ex-entraîneur de l’EN qui s’est limité à dire qu’il réservait la primauté de l’information au président de la FAF. Par ailleurs et face à l’insistance des représentants des médias quant à son maintien ou son départ, il se limitera à dire : «C’est du 50/50 !». Plus clairement, M. Saâdane n’a été ni clair ni précis sur son avenir avec l’équipe nationale.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, a évité d’aborder la question de la succession au poste d’entraîneur national, mais insisté sur le fait que la participation algérienne au Mondial «n’a pas été négative», il a estimé que «le plus dur commence. Il faut consolider les acquis, corriger les insuffisances et préparer les prochaines échéances. Une équipe ne se construit pas du jour au lendemain », a-t-il souligné avec force.
Toutefois, une lecture subtile de la déclaration de M. Djiar laisse planer l’hésitation quant au maintien du staff en place après l’élimination de l’EN en phase de poules du Mondial sud-africain : «Il y a eu des lacunes […] Il faut faire une évaluation qui permettra de déterminer ce que sera la prochaine étape. C’est une réflexion collective qu’il faut engager », a-t-il déclaré.
Du côté de la FAF, le silence radio est de mise, rien n’est sorti de nulle part ! Comme d’habitude, le travail se fait dans la discrétion totale, en coulisses et sous la conduite exclusive du président de l’instance du football national, Mohamed Raouraoua. Si l’on se tient à l’attitude adoptée par l’équipe dirigeante de la Fédération de football depuis le retour de Mohamed Raouraoua aux commandes, le constat de ces derniers mois est, on ne peut, plus clair : la communication est bien verrouillée. D’autant que la FAF n’a de porte-parole que son «puissant» président. Sinon, il faut se référer au site web de la Fédération.
Ce dernier, rappelons-le, n’a pas effectué le voyage retour avec la délégation algérienne vendredi dernier. Il est resté en Afrique du Sud où il est retenu par ses obligations au sein du Comité d’organisation du Mondial. Néanmoins, des informations en provenance du pays de Nelson Mandela font état de contacts entre le président de la FAF et un entraîneur étranger. L’Argentin José Pekerman aurait été sollicité par M. Raouraoua pour prendre les commandes de la barre technique de l’équipe nationale. L’ex-sélectionneur de l’équipe d’Argentine (2004-2006) a confirmé avoir été approché: «Oui, l’Algérie m’a contacté et m’a proposé de prendre en charge la sélection nationale. Je vais réfléchir à la proposition», a-t-il expliqué à la chaîne Al Jazeera Sport.
Notons, enfin, que lors du tête-à-tête Raouraoua – Saâdane, tenu le lendemain de l’élimination de l’EN suite à la défaite face aux Etats-Unis, le boss de la Fédération avait proposé à Saâdane une option éventuelle pour poursuivre au poste d’entraîneur «à condition que le staff technique soit revu et corrigé par la FAF», nous a révélé une source proche du président de la FAF. Et lorsqu’on sait que M. Saâdane s’était farouchement opposé à tout renforcement de son staff en mars dernier déjà, il serait difficile de voir le coach accepter une telle offre que d’aucuns ont qualifié comme «une invitation au départ». A. S.





































