Beaucoup de choses ont été dites avant, pendant et après la Coupe du monde, au sujet de l’intérêt porté par les clubs européens pour une pléiade de nos joueurs internationaux.
En effet, au vu de l’engouement populaire qu’à connu le pays, qui était à fond derrière son équipe nationale, au moment où s’entrouvraient les portes de la qualification à la coupe du monde, le groupe Algérie conduit par Rabah Saâdane, commençait vraiment à prendre de l’ampleur aux yeux des médias nationaux et internationaux. Des joueurs comme Bougherra, Halliche, Antar Yahia, Matmour, Ziani et bien d’autres ont été annoncés çà et là. Si l’on se référait aux informations évoquées dans les différents organes de la presse, l’on s’attendait à d’importants transferts de nos joueurs internationaux, notamment ceux évoluant à l’étranger, qui constituent à deux éléments près (Chaouci et Laïfaoui), la totalité de l’effectif de l’EN. On a même parlé des jeunes éléments qui jouent à l’étranger et qui sont susceptibles de rejoindre l’EN, car étant dans le viseur de la fédération et du staff technique de l’EN, comme s’est le cas pour les Tafer, Feghouli, Belfodhil et bien d’autres. Finalement, le marché des transferts n’a touché qu’un nombre restreint de tout ce beau monde. Donc, il n’y a eu qu’un nombre peu signifiant de joueurs qui ont été transférés, mais point de transferts marquants, jusque-là. S’agissait-il juste de tapage médiatique au vu de l’ambiance qui a entouré les Verts ? Il est vrai que le succès ayant accompagné leur participation au Mondial n’a laissé personne indifférent. Tout n’est pas qu’intox si l’ont se référait aux informations crédibles rapportées par la presse, même lorsqu’un contact n’aboutit pas à la concrétisation d’un transfert, cela ne lui ôte pas sa crédibilité, certes. Toutefois, il y eut beaucoup de rumeur, sans plus et ce, comme lors de chaque intersaison où la propagande enfle, afin de faire monter la cote des joueurs auprès des clubs demandeurs.
Qu’en est-il de la cote réelle de nos joueurs ?
Le peu de joueurs transférés renseigne sur la réalité de la cote de nos internationaux sur le marché des transferts. Cela dit, il faudra bien préciser que des clubs tenaient aussi, à ne pas lâcher certains éléments clés de l’EN toujours sous contrat, mais aussi parce que les équipes qui se sont manifestées pour les acquérir, n’ont pas vraiment mis les moyens pour convaincre leurs clubs employeurs de les céder. Nous citerons à titre illustratif, le cas de Karim Ziani dont la barre de la prime de transfert a été fixée par les dirigeants de Wolfsburg à 5 millions d’euros, un montant qui a dissuadé plus d’un, notamment les responsables du club de l’AS Saint-Etienne, qui tenaient tant à enrôler l’international algérien. Il y a lieu aussi de s’interroger si nos capés disposent d’agents puissants qui connaissent les rouages des marchés des transferts et qui sont ainsi capables de placer leurs poulains dans des clubs qui disposant d’une aura. L’inexistence d’un transfert référence pour au moins l’un de nos joueurs internationaux est un indicateur sérieux sur le niveau de nos joueurs qui sont bons dans l’ensemble, sans plus. C’est pourquoi, il faudra remettre les pieds sur terre, se remettre au travail et surtout… ne pas dormir sur ses lauriers, au risque de connaître le revers de la médaille. Un groupe a été mis sur pied, une équipe a vu le jour, il faudra à présent fédérer tout cela, avec comme objectif, préserver cet acquis et continuer à aller de l’avant. C’est cela l’essentiel, mais le plus difficile à faire.
A.M.A.






































