Mondial 2010: Espagne 1 – Pays Bas 0 LEspagne dans une nuit de folie  coupe du monde

Fiche technique

Johannesburg, Soccer City Stadium.

Terrain : bon ; temps : frais.

Affluence : 84 490 spectateurs.

Arbitre : Howard Webb (ANG).

But : Iniesta (ESP) (116’).

Avertissements : van Persie (15’), van Bommel (22’), de Jong (28’), van Bronckhorst (54’), Heitinga (57’), Robben (84’), van der Wiel (111’), Mathijsen (117’) Pays-Bas ;

Puyol (17’), Sergio Ramos (23’), Capdevila (67’), Iniesta (118’), Xavi (120’ + 1) ESP

Expulsion : Heitinga (109’, 2e avertissement) P-B

Pays-Bas : Stekelenburg, van der Wiel, Heitinga, Mathijsen, van Bronckhorst (Braafheid 105’), van Bommel, de Jong (van der Vaart 99’), Robben, Sneijder, Kuyt (Elia 71’), van Persie.

Ent. : Bert Van Marwijk.

Espagne : : Casillas, Sergio Ramos, Puyol, Piqué, Capdevila, Busquets, Xabi Alonso (Fabregas 87’), Iniesta, Xavi, Pedro (Jesus Navas 60’), Villa (Torres 106’).

Ent. : Vicente Del Bosque.

L’Espagne a vibré d’une monumentale nuit de folie, aux cris de « Campeones, Campeones, oé, oé, oé! », de Madrid à Valence et de Barcelone à Pampelune, après avoir remporté la première Coupe du monde de son histoire dimanche soir contre les Pays-Bas (1-0 a.p.) à Johannesburg. Dans un indescriptible concert de klaxons et de cornes de brume, des dizaines de milliers de jeunes presque tous vêtus du maillot rouge de la « seleccion », chantaient et dansaient dans le centre de Madrid vers 1h du matin (23h GMT) en agitant des drapeaux espagnols Sang et Or. Par une chaleur torride, les bars vendaient des milliers de gobelets en plastique d’un litre remplis de bière et de « tinto de verano », un mélange de vin rouge et de limonade. La Croix-Rouge avaient porté assistance à quelques dizaines de personnes pour des malaises en début de soirée.

La fiesta du siècle, sans incident notable, était partie pour durer jusqu’à l’aube et bien au-delà. Les Madrilènes préparaient un triomphe mémorable pour les héros de Johannesburg, attendus hier en début d’après-midi dans la capitale.

La bande d’Iniesta devait défiler à bord d’un bus décapotable après avoir été

félicitée de vive voix à 17h par le roi Juan Carlos, puis par le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero.

« Enfin, enfin, c’est arrivé »

« Je suis heureux et ému (…) J’ai souffert comme rarement. Mais Iniesta (l’auteur du but de la victoire) a été spectaculaire », a déclaré M. Zapatero sur la radio Cadena Ser, félicitant en direct le père du joueur. « Tant de générations, depuis que je suis tout petit ont espéré gagner un Mondial. Et enfin, enfin, c’est arrivé », a ajouté M. Zapatero. Alors que l’Espagne se débat dans une crise économique majeure marquée par un chômage galopant, il s’est dit convaincu que cette victoire « va nous donner de l’estime de soi, de la confiance » et que le pays va « se lever avec force ». Dans le centre de Madrid, des fumigènes rouges ont illuminé le ciel du « Fan Park » au coup de sifflet final, où 150 000 à 250 000 supporters avaient assisté à la rencontre sur quatre écrans géants. « Ouaahhhhhh!!!!! », a hurlé la foule sans reprendre son souffle pendant plus de deux minutes quand Iniesta a marqué le but libérateur, à la fin de la prolongation. Les fans s’embrassaient, sautaient les uns sur les autres dans une cohue indescriptible. Des « Viva España! » et « Espagnols, Espagnols, Nous sommes Espagnols ! » ont jailli à l’unisson de millions de foyers, bars et places surchauffés de tout le pays, dans un concert immense de

klaxons et de cornes de brume. Dans la capitale catalane Barcelone, pourtant d’habitude peu encline à supporter la sélection espagnole, la joie a aussi explosé parmi les 75 000 fans qui ont assisté au match Plaza de España devant un écran géant. « J’ai le cœur à 200 à l’heure, c’est une sensation bizarre, de joie et de super nervosité », confiait Adolfo, 25 ans.

« Iker ! Iker ! Iker ! »

A Madrid, une jeune fille détonnait dans la multitude. Elle était déguisée en poulpe, en honneur de Paul, le célèbre céphalopode allemand qui avait prédit du bout de ses tentacules le jour de gloire de la Roja. Un énorme « ouf » de soulagement a retenti en seconde période quand l’ex-attaquant néerlandais du Real Madrid, Arjen Robben s’est présenté seul devant le  gardien Iker Casillas qui a repoussé sa frappe du bout du pied. « Iker! Iker! Iker! », a scandé la marée humaine en l’honneur du portier espagnol, surnommé « San Iker » pour ses parades

miraculeuses. « On va célébrer ça comme des dingues, toute la nuit, tout lundi, jusqu’à mardi matin », confiait, Miguel Angel, 41 ans, venu spécialement de Bilbao (Pays Basque) pour l’événement dans la capitale espagnole.

Mondial-2010 : l’Espagne en finale (Espagne 1 – 0 Allemagne)

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Mondial-2010 : l’Espagne en finale (Espagne 1 – 0 Allemagne)
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Mondial-2010 : l’Espagne en finale

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Mondial-2010  : l’Espagne en finale
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